« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

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1er mai 2001

Lutte de Classe ou Capitulation

Paris le 1 mai 2001


Les événements qui entourent ce 1er mai 2001 nous donnent la vision
caractéristique des dangers de la crise mondiale du capitalisme qui
pousse les grands groupes monopolistes nationaux -internationaux à un
remodelage gigantesque des économies de marché.

Conséquences de la construction de l'Europe libérale


La construction de l'Europe que la droite présidentielle et la «gauche»
plurielle en France continuent de servir pour le plus grand profit du
Capital, touche au cour même de l'exploitation et de l'oppression de la
classe ouvrière. Les patrimoines nationaux acquis aux lendemains de la
Libération, notamment en matière de nationalisations et de services
publics, de même que la culture sociale progressiste où la solidarité
intergénérations à joué un grand rôle dans les rapports de travail et
conditions de vie, les libertés syndicales et démocratiques, sont en
train de voler en éclats sous la pression des directives de l'Union
européenne.
La marche forcée de la monnaie unique avec l'Euro pour 2002 qui révulse
plus qu'il n'enthousiasme les populations (sauf les spéculateurs
financiers) exerce une pression constante pour l'accélération des
réformes "sociales", des restructurations et privatisations permettant
les suppressions ou transferts d'emplois par délocalisation, la
déréglementation des droits du travail etc..
Tout est mené de front à partir des traités de Maastricht-Amsterdam qui
ont enfanté le fameux Pacte de stabilité dont le rôle est de gendarmer
les budgets nationaux des États membres, peser sur les dépenses
publiques (voir le mépris que vient de réserver le gouvernement à
l'égard des fonctionnaires récemment), accentuer les privatisations
jusques et y compris des secteurs sociaux publics comme la protection
sociale, les retraites, l'hospitalisation, l'éducation nationale..

Plans sociaux et accompagnement de la politique libérale


Depuis quatre ans (accession de la «gauche au pouvoir») les plans
sociaux - restructurations ou fermetures d'entreprises - se multiplient
ainsi qu'en témoignent: Lu - Danone, Marks & Spencer, AOM - Air liberté,
Moulinex, Péchiney, DIM, Philips, Aventis, Valéo, Dunlop, Chaussures
André, UMC-BNS emballage.. après Vilvorde en 97, Michelin en 99,
Cellatex et Adelshoffen l'an dernier etc. pour ne citer que les cas les
plus symboliques et marquants, qui laissent des traces indélébiles de
misère parmi les familles touchées voire les cités concernées.
À côté de cela, le gouvernement de la "gauche" plurielle n'a fait
qu'accompagner la politique libérale du Grand Capital en créant et/ou
développant l'emploi précaire qui touche singulièrement les jeunes,
fournissant ainsi une main d'ouvre bon marché pour les secteurs publics
d'abord (Pacte de solidarité européen oblige!), mais surtout le
Patronat. La baisse de 1,5 million de chômeurs que se disputent le
gouvernement avec sa loi Aubry sur la RTT et le patronat qui se dit être
seul créateur d'emplois, ne doit pas faire illusion: dans le même temps
les RMIstes sont passés de 500.000 à plus de 1,1 million et les salaires
des emplois créés ne dépassent guère le SMIC. Pendant ce temps, le
patronat encaisse des centaines de milliards grâce aux primes de l'État
ou réduction de cotisation sociales, à l'occasion des plans sociaux, de
l'application de la loi Aubry (RTT), des conventions de départ en
préretraite, des créations d'entreprises etc.. si l'on y ajoute que les
25 plus grands groupes privés ont vu leurs profits exploser de près de
60% en l'an 2000, la bourgeoisie capitaliste peut être reconnaissante au
gouvernement de la «gauche plurielle» Jospin - Voynet - Gayssot.

Un recul de civilisation à participation "gauche plurielle"


Le Capital, à la recherche du profit maximum, doit s'engager toujours
plus dans la casse des acquis sociaux et la déréglementation du travail
jusqu'à imposer un véritable recul de civilisation. C'est le cas
notamment avec la généralisation du travail de nuit des femmes
(abolissant une loi fondamentale datant de plus d'un siècle) et le
retour de l'embauche au travail des enfants dès l'âge de 14 ans, la
scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans étant abolie. Ces dispositions
découlent de deux directives européennes qui ne pouvaient qu'être
d'autorité, avalisées par le gouvernement Jospin vu l'engagement de la
France dans l'UE.

Mondialisation et contradictions
capitalistes


La crise capitaliste engendre de profondes contradictions ainsi qu'en
témoigne le récent sommet des Amériques au Québec (21-22 avril), en vue
de créer une zone de libre échange «de l'Alaska la Terre de Feu» (ZLEA).
Il ne s'agit rien d'autre que de se préparer à une guerre commerciale
face aux continents potentiellement concurrents tels l'UE, l'Asie d'ores
et déjà identifiés. Huit cent millions de personnes concernées, mais
dont les seuls intérêts capitalistes sont en jeu, les travailleurs et
masses populaires étant exclus du débat aucune négociation n'est admise
avec les mouvement sociaux. Ainsi les travailleurs et particulièrement
les latino-américains vont-ils souffrir davantage encore dans leurs
conditions de vie et de liberté d'autant que leurs pays respectifs sous
le joug des États-Unis seront dans la quasi impossibilité de coopérer et
commercialiser hors de la zone de libre échange (ZLEA). Mais qu'y a t-il
de fondamentalement différent avec Union européenne au regard des
problèmes sociaux des travailleurs, au regard des souverainetés
nationales? En Europe on amuse la galerie avec la complicité d'ailleurs
des centrales syndicales (CGT comprise) regroupées au sein de la CES
(Confédération européenne des syndicats), tandis que tombent les
directives européennes dont nous venons de voir quelques échantillons
précédemment.
Lutte de classe ou capitulation?


Face à la dictature du patronat l'intérêt de la classe ouvrière réside
dans sa rappropriation de la lutte de classe, car toute autre forme ou
stratégie de défense des intérêts des travailleurs ne peut que conduire
à la compromission - capitulation à l'image de ce qu'offre la
syndicalisme réformiste regroupé dans la CES. Nous entrons dans une ère
où les travailleurs subissent la double conséquence de la crise
capitaliste: le effets directs de l'exploitation patronale et ceux de la
"libre concurrence" qui engendre les guerres commerciales capitalistes
sources de productivité -compétitivité - restructurations-
délocalisations - fermetures, sur le dos des travailleurs.
Mais la lutte de classe ne peut conduire au succès que si elle s'appuie
sur un puissant rapport de force solidaire face à un adversaire qui joue
sur l'éparpillement, la sectorisation, la division du mouvement social.
Convergence des luttes et solidarité de classe doivent s'appuyer sur une
plate-forme unificatrice des intérêts collectifs et individuels des
travailleurs tout en suscitant le soutien actif des masses populaires.
Si les manifestations et rassemblements permettent d'extérioriser les
luttes pour leur popularisation parmi les masses, les succès se forgent
dans la maîtrise des mouvements grévistes. Toutes les luttes historiques
victorieuses de la classe ouvrière en témoignent. Au contraire, on voit
les résultats des stratégies réformistes du syndicalisme de la
"négociation" habillée de «dialogue social» usitées depuis le grand
mouvement de décembre 1995: casse de nos acquis sociaux, privatisations,
blocage des salaires et retraites, atteintes à notre protection sociale
et nos régimes de retraites, précarisation de l'emploi, déréglementation
des droits du travail, atteinte aux libertés, recul de civilisation pour
les femmes et les enfants, le chômage toujours là, près de 7 millions de
personnes vivant autour ou en dessous du seuil de pauvreté.

 

 Halte!

halte aux fermetures ou délocalisations, aux licenciements,
rattrapage et amélioration du pouvoir d'achat des actifs-retraités - précaires et minima sociaux,
le SMIC à 9000 francs,
les 35 heures sans réduction de salaire, avec embauches,
contre la déréglementation des droits du travail,
contre les fonds de pension,
halte aux privatisations, au contraire re-nationalisations,

abrogation des directives européennes,
contre la monnaie unique,
contre l'Europe libérale.

Stop à la dictature du patronat!
Vive l'Union et la solidarité de classe des travailleurs contre le
capital!

1er mai 2001
tél/fax 01 46 28 80 18

e-mail: continuer.la.cgt@wanadoo.fr

Site Internet : http://assoc.wanadoo.fr/continuer.la.cgt/

 
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Dernière modification : 27 juillet 2003