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NON A LA CONSTITUTION

NON A L’UNION EUROPEENNE

L’EUROPE SOCIALE EST UNE ESCROQUERIE

1er Mai 2005

L’EUROPE C’EST LE CAPITALISME AVEC TOUT CE QUE VOUS AVEZ DEJA PU MESURER COMME CONSEQUENCES

 

Des dizaines de millions de chômeurs

Des centaines de milliers d’hommes et femmes sous le seuil de précarité

Les délocalisations

L’allongement de la durée du temps de travail

L’augmentation de l’âge pour le départ à la retraite etc…

 

Le 29 mai prochain, les citoyens de notre pays devront se prononcer par OUI ou NON sur l’adhésion de la France au projet de traité constitutionnel qui doit fixer un cadre de vie nouveau aux 25 nations d’Europe constituant cette communauté.

 

Ce n’est pas un choix mineur car il va diligenter notre vie quotidienne pour des décennies à venir. Ce n’est pas un choix anodin car les décisions politiques ne sont jamais neutres et servent toujours de référence pour mieux servir l’une ou l’autre des classes sociales en présence dans nos sociétés. La lutte des classes et les intérêts qu’elle sous-tend est donc forcément présente dans toute l’élaboration de lois et règlements régissant les rapports de classe.

 

Il est bon de se souvenir avant de faire son choix que ce projet constitutionnel a pour but, non seulement sa propre application, mais entérine tous les traités antérieurs (Rome, Maastricht, Nice, Barcelone, Amsterdam et acte unique) ainsi que les décisions des commissaires dont on connaît les dégâts et les ravages qu’elles on fait en matière de droits sociaux et d’emplois.

 

Ecrit dans un langage volontairement hermétique, les juristes constitutionnalistes honnêtes reconnaissent ce projet comme parfaitement bien ficelé pour réaliser l’Europe du capital, l’Europe libérale. Emettant quelques grands principes positifs pour mieux tromper les peuples, leurs effets sont au fil des articles transformés en une formidable arme de destruction massive des droits des salariés et des retraités.

 

Ce traité est tout particulièrement dangereux :

 

Pour les retraités ce droit ne figurant pas dans la charte des droits fondamentaux, il ne peut y avoir de place dans cette Europe pour les retraités puisqu’ils n’existent pas. C’est afficher une volonté de laisser régler par eux-mêmes et a minima leurs problèmes de ressources et de santé.

 

Par le terme « libre concurrence » répété à outrance, marquant de son empreinte indélébile le texte tout au long de non énoncé. Concurrence et rentabilité sont deux maîtres mots forts qui induisent d’autres éléments destructeurs : entendez par là que les services publics n’ont plus leur place dans une société libérale. L’appellation « service public » est remplacée par « service d’intérêt économique général ». Il ne s’agit pas du tout des mêmes concepts.

 

Par la directive BOLKESTEIN, pour le moment mise en sommeil suite aux différents protestations, qui précise qu’en matière de service, c’est le statut du pays d’origine qui s’applique. C’est la parfaite démonstration de la mise en concurrence dans l’unique but de rémunérer la force de travail a minima. Les grands gagnants de l’application de cette directive seront encore et toujours le patronat et les capitalistes ; et les grands perdants les salariés.

 

Parce que le droit à la sécurité sociale est remplacé par le droit d’accès aux prestations dont le niveau, la qualité et l’obtention seraient déterminés on ne sait par qui et en fonction de quels critères ? Notion très vague qui présume encore un recul des droits fondamentaux sur l’accès aux soins et à la protection sociale ; l’objectif étant toujours la recherche « du minima ».

 

Par le rôle de la banque centrale Européenne. Cette institution, indépendante dans l’exercice de ses pouvoirs (art. 1.30.3) est toute puissante pour décider des politiques économiques et monétaires des états de l’Union. Le traité la situe au-dessus des peuples et du parlement. Accepter le projet de constitution, c’est accepter d’être dirigé par la finance qui n’a rien de démocratique. Chacun a déjà pu apprécier les orientations du capitalisme avec ses conséquences désastreuses sur les conditions de vie des peuples.

 

Car le traité prône l’allégeance à l’héritage religieux européen excluant ainsi le principe de la laïcité du cadre juridique de l’Europe.

 

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Voter cette constitution, c’est participer au renforcement d’un deuxième bloc qui deviendra obligatoirement une force belliqueuse qui aggravera les risques d’une confrontation et menacera la paix dans le monde et en Europe.

 

Toutes ces raisons conduisent notre organisation Continuer la CGT a appeler l’ensemble du monde du travail à voter et à faire voter NON le 29 mai 2005 afin d’éviter un véritable recul de civilisation.

 

Continuer la CGT invite les salariés, les retraités, les jeunes à démystifier l’idée que répandent les fervents du OUI sur le soi-disant chaos de la France si le NON l’emportait le 29 mai. C’est totalement l’inverse qui se produirait. Une chance pour le peuple Français mais aussi pour les peuples d’Europe. Dans cette hypothèse, juridiquement, tout resterait en place mais politiquement tout changerait. D’un côté, en effet le projet de constitution serait caduc mais les traités actuels resteraient en vigueur et s’appliqueraient. Donc, pas de chaos. De l’autre, il s’agirait d’un séisme politique aux répercussions considérables dans l’immédiat et à terme, que la droite, le patronat et les réformistes ne veulent absolument pas. La France pourrait être le fer de lance pour d’autres pays contre les politiques ultra libérales.

 

Continuer la CGT appelle à la solidarité de lutte des peuples de tous les pays d’Europe et du monde contre le capitalisme.

 

La Révolution Française, la Commune, Mai 68 ont fait l’originalité du mouvement social de notre pays reconnu et respecté dans le monde entier.

 

Le NON de notre peuple le 29 mai pourrait bien être la continuité de cette originalité.

Nous pensons que c’est l’intérêt du monde du travail, des retraités et des jeunes.

 
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Dernière modification : 03 mai 2005