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Anglet le 14/02/2006
LE 14 FÉVRIER : LA GRANDE DIVERSION La directive BOLKESTEIN est une incitation à la concurrence sauvage entre les États et les peuples. Ce texte organise le dumping social, une remise en cause de la culture, un abaissement des normes environnementales et de santé publique. La liberté d’exploiter les travailleurs en toute quiétude transforme les services publics en simple marchandise soumise au principe du pays d’origine. Le 14 février 2006 à Strasbourg, le Parlement européen examinera en première lecture ce projet intitulé désormais « directive sur les services dans le marché intérieur ».
Le Président de la République, on s’en souvient, avait annoncé que ce projet était enterré… Mais, les promesses de CHIRAC n’engagent que ceux qui y croient ! Plus surprenante pour certains, la dérobade de la C.G.T. dont le Bureau Confédéral publiait pourtant au lendemain du référendum la déclaration suivante : « La C.G.T. exige l’ouverture rapide d’une grande négociation sociale, avant que ne soient arrêtés les principaux choix budgétaires et de politique économique pour 2006. Le Gouvernement français doit demander le retrait des projets de directives Temps de travail et Services dans le marché intérieur (ex-BOLKESTEIN). » Véritable simulacre de révolte, le 14 février 2006, la CGT appelle avec toutes les organisations syndicales réformistes regroupées au sein de la C.E.S. à modifier le texte scélérat rejeté globalement par le peuple français le 29 mai 2005. Une nouvelle fois, la direction confédérale de la CGT se coule dans le moule de la collaboration de classe en prétendant modérer les appétits insatiables des capitalistes européens.
Alors que la véritable défense des intérêts des salariés passe par le combat de classe avec pour objectif l’appropriation par les travailleurs des moyens de production et d’échange, la Direction Confédérale de la CGT prône le « dialogue social » et négocie la perte des acquis ouvriers. En refusant d’organiser « le tous ensemble et en même temps » en vue d’aboutir à la grève générale, elle laisse le champ libre au gouvernement et au patronat pour organiser la destruction méthodique de nos conditions de vie et de travail, le renforcement de l’exploitation de l’homme par l’homme. Il est effrayant de constater l’étendue du désastre :
Le capitalisme qui génère cette situation de régression sociale peut compter sur :
Quelle attitude doit adopter le prolétariat Français, européen et international ? Face à cette « agression de classe » :
Lors du prochain 48ème Congrès Confédéral de la CGT, la voix des travailleurs qui ne sont pas disposés à accepter cela doit se faire entendre. Nombreux sont les membres de la CGT, qui ressentent le besoin de conserver et de développer le syndicalisme de classe. Il n’est pas de meilleure démonstration que le rappel du vote du C.C.N. qui, le 3 février 2005, s’est exprimé à 82% pour le rejet de la Constitution européenne pour le plus grand dépit de son Secrétaire général Bernard THIBAULT qui voyait ainsi balayée sa ligne collaborationniste.
C’est sur tous ces camarades que le syndicalisme révolutionnaire doit s’appuyer pour que grandisse l’existence du syndicalisme de lutte de classe. Son existence et son renforcement dépendront du poids que pèseront les syndiqués et les travailleurs.
Les dockers européens ont montré la voie à suivre !
Un seul mot d’ordre le 14 février 2006 à Strasbourg :
Retrait pur et simple de la directive BOLKESTEIN ! |