« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

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Paris le 25 avril 2003

1ER MAI 2003

MOBILISATION GENERALE CONTRE LE CAPITALISME

 

 

La guerre criminelle contre l’IRAK qui vient d’avoir lieu, caractérise la stratégie de l’Impérialisme US et son allié britannique de repartage du monde au profit de leurs monopoles capitalistes.

Cette politique hégémonique, bafouant le droit international au mépris des peuples, s’inscrit dans un projet de recolonisation des pays récalcitrants au nouvel ordre mondial sous influence américaine.

Violant les conventions internationales, les moyens utilisés comme les bombes à fragmentation sur les populations civiles ont tué ou mutilé aveuglément des milliers de personnes, dont les pays agresseurs se gardent bien de divulguer le nombre.

Comme dans les guerres précédentes, les moyens militaires employés étaient pour certains, à l’état d’expérimentation aux conséquences humaines et écologiques incalculables.

Cette guerre montre la volonté des États Unis d’encercler, de diviser, d’affaiblir et de rendre dépendants ses rivaux potentiels et, en premier lieu, l’Union Européenne.

La saine réaction des peuples contre cette guerre, ne doit pas conduire la classe ouvrière et les masses populaires à se laisser illusionner par le mythe d’un « Camp de la Paix » prétendument incarné par la France et l’Allemagne. Ces états poursuivent les mêmes objectifs envers l’IRAK comme envers d’autres pays, par d’autres moyens, pour le compte de leurs monopoles capitalistes européens.

Les déclarations anti-guerre des Chirac-Schroeder ne doivent pas faire oublier que les B 52 américains ont pu survoler nos pays en toute liberté pour aller massacrer les populations irakiennes et qu’aujourd’hui les chefs d’États européens, quels qu’ils soient, se disputent les parts de marché des productions pétrolières et de la reconstruction de l’IRAK, sans état d’âme.

L’agression anglo-américaine en IRAK ne sera pas sans conséquences graves dans cette région du monde avec les risques d’extension immaîtrisables.

Contre la guerre, la mobilisation générale contre le capitalisme doit être maintenue et renforcée.

 

La réponse capitaliste à la crise du système est partout, l’instauration d’une économie de guerre qui passe par l’augmentation des budgets militaires et de la Police, simultanément à la destruction des acquis sociaux des travailleurs et la confiscation des libertés démocratiques.

L’Europe libérale proposée par la droite présidentielle et à laquelle la « gauche plurielle » a activement contribué est un programme capitaliste à l’identique de celui pratiqué aux États Unis : privatisation des patrimoines nationaux, des services publics, des couvertures sociales, des retraites, de l’éducation etc.

Dans cette période d’incertitude et de tous les dangers, le gouvernement Chirac-Raffarin veut profiter de la situation où la récession s’installe et le chômage progresse, pour accélérer ses réformes antisociales.

La retraite :

La réforme de la retraite, d’une actualité brûlante, est une pièce maîtresse du programme gouvernemental ; et ce ne sont pas les déclarations intempestives des leaders syndicaux qui peuvent être de nature à rassurer les travailleurs et retraités quand on connaît les concessions qu’ils ont déjà faites sur le sujet.

Massivement, public – privé, les travailleurs défendent la revendication des 37,5 annuités de cotisation, comme l’ont démontré les manifestations du 3 avril. Or, il est affligeant que cette revendication ait été dévoyée et stigmatisée par le secrétaire général de la CGT lui-même au 47ème congrès de Montpellier.

Aucune concession ne peut être admise sur ce projet de réforme. Dès lors, pas de demi-mesure dans l’action : pas de manifestation exutoire, mais Grève Générale !

 

Mais la politique gouvernementale liée (par consentement) aux Directives de l’Union Européenne, prépare un véritable « carnage » dans bien d’autres domaines avec les privatisations et la régionalisation, via la réforme de l’appareil d’État, via le Pacte de stabilité de l’UE. Là encore, il faut la mobilisation, la cohésion et la fédération des luttes où la grève générale devient l’arme ultime de légitime défense pour faire reculer les casseurs de l’économie et du progrès social.

Dans de nombreuses régions ou départements ce sont les enseignants et agents de l’Éducation Nationale qui sont en grève contre les conséquences catastrophiques de la régionalisation ; dans d’autres comme à Paris ce sont les postiers qui alertent la population sur la suppression de distributions de courrier en même temps que des suppressions de postes ; à EDF-GDF on sait que le gouvernement veut privatiser, mais le 9 février, le personnel a voté contre le protocole signé par la CFDT à plus de 53% ; Dans les mois qui viennent il faut s’attendre à d’autres coups de force du Gouvernement et du Patronat avec notamment la réforme de la Sécurité Sociale vers l’assurantiel privé et un régime de base pour indigents comme en Angleterre : on prépare déjà le terrain avec le déremboursement de plus de 800 médicaments en 2004 et une diminution de 70 à 35% pour 616 autres prochainement.

Les fermetures d’entreprises et les licenciements se multiplient avec plus de facilités qu’avant car les patrons ne sont plus obligés de négocier des accords de réduction du temps de travail avant licenciement, ni d’informer le Comité d’Entreprise. La Loi sur la RTT a été revue et corrigée en faveur du Patronat notamment avec le contingent des heures supplémentaires porté de 130 à 180 heures par an.

Conditions de travail aggravées, chômage en hausse, précarité accrue, voilà qui place les militants syndicaux devant de réelles responsabilités.

L’accompagnement syndical des politiques néo-libérales a favorisé les replis professionnels et corporatistes, mettant en cause du même coup les solidarités nationales tant dans les luttes que dans les revendications. Les résultats désastreux dus à l’éparpillement et l’isolement des actions met en relief la nocivité du « syndicalisme de négociation » face au combat de classe du Patronat.

 

Passer à l’offensive.

Il est urgent pour les syndicats de base de faire une analyse de classe du Capitalisme et de montrer que la « propriété privée des grands moyens de production et d’échange » est la cause de l’exploitation, de l’exclusion, de l’aliénation salariale, du mal-vivre quotidien pouvant aller jusqu’au désespoir.

Où sont les perspectives d’avenir pour les jeunes ; où sont les espoirs de « nouvelles conquêtes sociales » quand on négocie sans lutter véritablement sur des projets imposés par le Patronat et l’Union Européenne et non sur une plate-forme revendicative offensive, unifiante, mobilisatrice ?

 

Camarades : Pour vaincre le Capitalisme et ses relais politiques et syndicaux réformistes, il faut se rassembler, s’organiser pour impulser et fédérer les luttes, préparer les véritables changements de société.

 

C’est le combat de « CONTINUER LA CGT » syndicalisme de lutte de classe et de masse qui appelle les travailleurs à la Mobilisation Générale contre le Capitalisme et contre la guerre

 

Paris le 25 avril 2003

CL.CGT tient à disposition sur commande le document analytique du 47ème congrès CGT de Montpellier (24-28 mars 2003)

 
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Dernière modification : 27 juillet 2003