« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

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Appel du 1er mai 2004

 

Il y a un an, le 1er mai était placé sous le signe de la condamnation de la guerre criminelle contre le peuple irakien. Aujourd’hui, la "pacification" made in USA, pour instaurer un modèle de démocratie à l’américaine, vole en éclat. Un an après, le peuple irakien dépouillé, opprimé, assassiné, est entré en résistance pour chasser les envahisseurs alliés occidentaux.

Partout dans le monde, au nom de la démocratie, en réalité pour assouvir sa soif de profits, accroître ses privilèges, le capitalisme ne recule devant aucun moyen, y compris la violence et la guerre pour asseoir ses conquêtes territoriales.

Des foyers de guerre devenus endémiques, en Afrique, en Amérique latine, au Moyen-Orient où le peuple palestinien paie un lourd tribut de la colonisation armée israélienne, sont autant de dangers potentiels qui peuvent dégénérer en déflagration internationale.

Entré dans la crise la plus aiguë depuis un demi-siècle, le Capitalisme s’attaque frontalement aux acquis démocratiques et sociaux des travailleurs, ainsi qu’aux patrimoines nationaux à travers les privatisations et les ventes de biens collectifs. Mais en même temps, la réponse capitaliste à la crise est, dans tous les pays impérialistes, le développement d’une économie de guerre, au gonflement des budgets militaires et de la police, au détriment de l’Éducation et des protections sociales.

Notre engagement doit rester sans faille :

 

Non à la guerre, retrait des forces d’occupation, solidarité avec les peuples opprimés, assassinés !

 

******************************

 

Il y a deux ans, le séisme électoral portait la droite et l’extrême droite au deuxième tour de l’élection présidentielle, éliminant le gauche de la course à l’Elysée. Depuis la Libération, jamais la bourgeoisie capitaliste n’avait bénéficié d’une telle aubaine pour faire fructifier ses dividendes.

La "gauche plurielle" archi-battue pour avoir pratiqué pendant cinq ans une politique de droite (record

de privatisations, déréglementation des droits du travail, accord CHIRAC-JOSPIN sur la réforme de la retraite etc.…) a laissé, en 2002, un chantier prometteur pour les actionnaires institutionnels, au gouvernement CHIRAC-RAFFARIN.

Si deux ans après, le gouvernement CHIRAC-RAFFARIN a subi le même revers électoral (Régionales) que la gauche en 2002 (Présidentielles), le bilan social des travailleurs, chômeurs, jeunes, retraités, n’a cessé de s’aggraver au bénéfice des riches (baisse des impôts), du Patronat et des actionnaires.

On peut enregistrer avec intérêt ce sursaut populaire dans les urnes aprés les grandes luttes de mai-juin 2003 prolongées par celles des différentes catégories professionnelles depuis. Sauf que la prise de conscience des masses à l’encontre de la politique réactionnaire CHIRAC-RAFFARIN, ne peut trouver de réponse concrète ni à travers l’électoralisme ni à travers le syndicalisme réformiste dit de "négociation".

La plupart des électeurs qui ont envoyé la gauche à la tête de 20 régions sur 22 le 28 mars, votèrent CHIRAC en 2002 contre cette même gauche d’aujourd’hui ! Et pendant toutes ces années, les travailleurs ont "dégusté" en perte de pouvoir d’achat, en acquis sociaux, en conditions de travail et d’emploi. Politique de droite et de gauche, même résultat !

Malgré son revers électoral le 28 mars, la Droite continue de gouverner, de réformer, de privatiser, car elle doit respecter les Directives européennes et le Pacte de stabilité (réduction des déficits des budgets d’État à moins de 3% du PIB) dont elle est cosignataire avec la gauche social-démocrate. Ainsi, les électeurs du 28 mars 2004 ayant cru voter en contre-pouvoir du gouvernement RAFFARIN vont être bernés doublement :

Parce que les partis de gauche sociaux-démocrates français construisent la même Europe libérale que les CHIRAC-SCHRODER-BLAIR et consorts ;

Parce que les réformes réalisées (retraite, chômage etc.…) ou engagées (protection sociale, décentralisation, ouverture au capital des entreprises publiques, conditions de travail), la gauche social-démocrate en est partie prenante sous réserve de quelques nuances de forme.

Parce qu’enfin, droite et gauche sont tenues par les obligations de l’Union Européenne !

Ainsi , des millions de citoyens participent à des consultations qui ne sont plus que mascarade électorale, les pouvoirs décisionnels étant détenus par les grands commis du Capital (Bruxelles) aux ordres du FMI et de la Banque Mondiale.

Pour autant, les responsabilités de l’impuissance d’action des masses populaires et en premier lieu des travailleurs ne se situent pas qu’au niveau politique, où fait cruellement défaut un grand et vrai Parti révolutionnaire défenseur de la classe ouvrière.

Les syndicats officiels, réformistes – dont fait partie la CGT aujourd’hui avec son adhésion à la CES – par leur concept de partenariat collaborationniste avec le Capital, n’ont fait qu’accompagner les politiques néo-libérales (sous le gouvernement de la gauche plurielle) et dévoyer les luttes décisives de mai-juin 2003 (sous gouvernement réactionnaire de RAFFARIN II).

Aujourd’hui, ces mêmes leaders syndicaux, prêts à se plier aux négociations des réformes de RAFFARIN III, rivalisent de propositions d’actions multiformes, éparpillées pour contenir toute velléité et aspiration des travailleurs à construire un grand mouvement interprofessionnel, unitaire, solidaire exigeant résolument le retrait des projets de réformes annoncées (Sécurité Sociale, décentralisation, Code du Travail …) et l’abrogation des réformes sur les retraites, le traitement du chômage etc. …

Il est des périodes historiques où les travailleurs doivent bousculer les règles bourgeoises de l’alternance politique et les convenances du syndicalisme de salon. A cet égard, est-il besoin de rappeler que les grandes conquêtes sociales et démocratiques, l’ont été quand la classe ouvrière en alliance avec les couches populaires opprimées et rackettées, se sont mobilisées massivement :

1936 (Front Populaire)

1940-44 (Résistance contre le fascisme hitlérien)

1968 (trois semaines de grève générale avec occupation des lieux de travail).

Ce sont les acquis de ces luttes exemplaires que la Droite réactionnaire tente de récupérer aujourd’hui.

 

    Par contre, à cause d’un syndicalisme corrompu et intégré au système capitaliste, deux grands  mouvements qui auraient pu permettre de battre le Pouvoir et le Patronat s’ils avaient été menés à leur terme sur des positons de classe, ont été littéralement dévoyés : décembre 1995 et mai-juin 2003 !

Dans les pays d’Europe communautaire, les mêmes réformes remettant en cause les acquis sociaux des travailleurs, sont votées par les Parlements nationaux. Des millions de travailleurs et retraités participent à des grèves et manifestations, mais sans que, jamais les syndicats nationaux et européens (CES) n’impulsent une quelconque coordination au développement de luttes capables à la fois de faire plier les gouvernements nationaux et le Parlement européen. Ce ne sont pas les manifestations clairsemées de la CES, début avril, certes, riches en couleurs et en folklore qui démentiront le constat de dévoiement du combat de classe.

Le syndicalisme de "partenariat" ou de "renégociation" a grandement favorisé les replis professionnels et corporatistes au détriment des solidarités nationales. Il est urgent que les travailleurs et leurs militants syndicaux mesurent les résultats désastreux de l’isolement et l’éparpillement des luttes qui favorisent la pression patronale contre les revendications des salariés.

Malgré les résultats électoraux de 28 mars, les réformes assassines de la Sécurité Sociale, la décentralisation, les privatisations, restent programmées par RAFFARIN III.

Va-t-on assister à la même déroute des travailleurs que pour les retraites et le chômage en 2003 ?

Les dirigeants syndicaux – y compris la CGT – s’apprêtent à négocier la réforme, malgré un slogan mystificateur sur le "non à la privatisation de la Sécu" qui ne doit tromper personne.

Le recul du Pouvoir ne se fera qu’au prix d’un puissant mouvement unitaire, massif et durable jusqu’à capitulation du gouvernement et du Patronat.

 

Construire ce rapport de force est décisif !

 

Partout, créer des Comités de lutte constitutifs d’un véritable

 

front uni des travailleurs

 

et leurs militants syndicaux pour préparer la grève générale.

 

"Continuer la CGT"

 

syndicalisme de lutte de clase et de masse, réaffirme son combat anticapitaliste préparant de véritables changements de société.

Rejoignez son association pour renforcer le combat de classe.

Paris le 1er mai 2004

 
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Dernière modification : 05 juin 2004