« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

Accueil ] Remonter ] 48ème Congrés de la CGT ] 47ème Congrès de la CGT Mars 03 ] Non à la Guerre ] Retraites ] Santé Protection Sociale ] Social et luttes ] Europe ] Conférences Internationales ] Nos Fondements ] Amis de C. L. CGT ] Archives ]

Accueil
Remonter
Dernière minute
Education Syndicale
Nos Coordonnées
Le Rassembleur : Notre revue
Sommaire
Téléchargement
Contactez nous !
Adhérer
Vers d'autres sites
Rechercher sur le site

 

Assemblée générale du 23 avril 2005

Rapport de André FAROPPA

 

 

 

            La tension est montée d’un cran, avec la mise en évidence des contradictions répétées au sein de tous les partis politiques de droite comme de gauche, c’est à dire les représentants directs de la bourgeoisie et de la noblesse.

 

            Chez les partisans du non il nous faut distinguer, ceux qui prône «l’Europe sociale », et les adeptes du oui qui veulent une Europe ultra-libérale. En fait les deux groupes sont d’accord pour instaurer une collaboration étroite dans un système où seule prime la rentabilité financière des entreprises européennes.

 

            C’est la face cachée d’un système d’exploitation capitaliste à grande échelle, dont la classe ouvrière ne connaît pas toujours la portée des réformes dévastatrices qu’il va développer en matière de régressions sociales et de répressions envers tous ceux qui n’accepteront pas la dictature de la Voyoucratie libérale européenne.

________________________

 

            La bourgeoisie politique et patronale marche de concert en collaboration étroite avec l’arsenal médiatique mis à leur disposition, pour tenter de faire passer en force l’idée que seul les partisans du oui seront les fondateurs d’une Europe au service de tous.

            Non seulement cette idée est mensongère, mais de plus elle est le reflet de cette voyoucratie que représente l’ensemble des protagonistes cités, car leur seule et unique ambition réside dans la possibilité qui leur est offerte, à travers cette constitution, d’asseoir leur hégémonie sur un empire financier européen.

 

            Le contenu même de la constitution n’est pas dévoilé au grand public, et les discours répétés par les représentants de la classe bourgeoise tournent autour d’un même intérêt, celui des échéances électorales à venir.

 

            Pour nous à CL CGT il est clair que notre première tâche passe par la conscientisation des Masses populaires, afin qu’elles soient en capacité le 29 Mai prochain de sanctionner la constitution dans son ensemble et pas seulement sur un point précis, car c’est bien l’ensemble du contenu qu’il faut refuser et combattre.

 

Et c’est bien de combattre dont il est question !

 

            La meilleure des armes que possède la bourgeoisie européenne c’est la collaboration des classes dont fait preuve la (C E S) n’hésitant à aucun moment à sacrifier les intérêts de la classe ouvrière.

            Le mouvement révolutionnaire de ce pays a connu d’autres époques où le réformisme était à la tête du syndicalisme français. Les travailleurs ont toujours relevé les défis auxquels ils étaient confrontés tout au long de leur vie.

            Encore et toujours il faut répondre présent mais cette fois aucune centrale syndicale ne donne le signal de départ pour une action d’ampleur générale pouvant donner à ce mouvement un contrôle politique de la situation.

            Cette absence d’appel à la grève générale est préjudiciable à l’ensemble des travailleurs européens, car le réformisme se propage appelant à une Europe sociale dont chacun sait qu’elle représente un leurre, pouvant entraîner la classe ouvrière au fond d’un gouffre.

            Ce gouffre ils y sont rentrés dés que l’idée même de la construction de l’Europe a été proposée par les bourgeoisies avant-gardistes Italiennes.

            Aujourd’hui cette même classe sociale est à l’avant garde du déclin économique que vit la nation Italienne. Leur  chef de file BERLUSCONI est un des responsables de cette situation que considèrent catastrophique les experts politiques, économiques, et industriels. La diminution du pouvoir d’achat et l’augmentation du coût de la vie favorisent la baisse de la consommation intérieure du pays. Se greffe à ce constat l’attitude des patrons européens, partis autrefois augmenter leur capital au soleil de la belle et florissante Italie, mais qui aujourd’hui délocalisent autant qu’ils le peuvent pour tourner le dos au soleil, mais peu leur importe la chaleur, dés que la froideur de la plus-value vient des pays de l’est, ils sont prêts à tout !

 

 

            Jamais depuis des décennies le monde ouvrier n’avait atteint un tel marasme social et un niveau de vie aussi bas.

            La paupérisation grandit et malgré tous les efforts d’imagination que déploie la bande à Raffarin premier pour endiguer les manifestations de la France d’en bas en jetant ça et là des réformes qui ne règlent en rien les problèmes, qui découlent directement de l’application du système capitaliste, et en lien direct avec les directives européennes qui sont contenues dans la constitution.

 

            Cette dégradation sociale est en vigueur partout où l’exploitation capitaliste vient diriger le système politique !

            La suprématie des chefs d’entreprise prévaut sur celle des chefs d’état, soumettant l’économie des pays exploités à la seule volonté des patrons.

            Dans une structure européenne dépourvue d’une avant-garde qui aurait aujourd’hui plus que jamais un rôle à jouer sur l’échiquier politique et sur la lutte à mener au côté des travailleurs, plutôt que les trahir en optant pour le renoncement aux idéaux du socialisme !

            Notre militantisme ne prendra pas fin dés le 29 Mai si le non l’emportait, au contraire car la mise en place des directives sera seulement retardée, et il y a fort à parier que l’ensemble du mouvement politique et syndical collaborationniste répondront présent, afin de trouver avec la bourgeoisie, la meilleure des façons de tromper la population au travers d’un accord négocié, ce qui passerait de plus pour un exemple de démocratie et un gage de bonne volonté de la part de tous !

 

 

Il est donc clair pour CL CGT que c’est le refus massif et global de cette Europe qu’il nous faut imposer

 

Pour que l’ensemble de cette orientation soit prise en compte il nous faut être en capacité de renforcer nos structures qui, à cours terme, seront appelées à jouer un rôle alternatif face à la désertion des centrales réformistes.

            Par son absence dans les prises de décisions qui peuvent influencer le monde du travail Bernard THIBAULT et ses acolytes qui prônent le syndicalisme rassemblé et qui ne donnent aucune consigne de vote à ses adhérents, donnent là une image tout à fait réaliste de ce qu’ils sont capables de réaliser en matière de collaboration de classe.

 

            Au moment même où les attaques patronales redoublent dans les domaines de :

-         La privatisation des services publics (SNCF  PTT France Télécoms EDF) pour ne citer qu’eux

-         Les délocalisations des entreprises européennes

-         La remise en cause des salaires à travers la mise en place d’un système compensateur que serait la participation salariale et dont le gouvernement Raffarin vente les mérites avec le soutien sans faille des médias.

-         L’attaque contre l’ensemble du régime hospitalier avec à la clé :

·        La suppression de 1820 postes en quatre ans dans les hôpitaux de Paris

·        La dégradation du service urgentiste. Ceux-ci dénoncent le laxisme avec lequel le ministre DOUSTE- BLAZY prend en compte ces phénomènes, et parlent d’étendre leurs mouvements à l’ensemble du territoire. Ce mouvement devrait faire germer dans l’esprit de tout syndicat qui n’a pas déserté le combat de classe, l’idée de la grève générale de tous les secteurs, qu’ils soient du public ou du privé.

-         Le démantèlement des statuts dans tous les domaines d’activité :

Le statut des banques est un exemple édifiant de la collaboration de classe. Secteur d’activité où vient se greffer la fusion syndicale CGT  CFDT ce qui à notre avis ne changera pas le visage actuel du syndicalisme.

 

            La réalité sur le terrain économique et social vient malheureusement conforter la justesse de nos analyses tout au long du processus de dégradation sur le plan européen et international.

 

            Partout les familles dont les revenus sont les plus bas survivent difficilement, en France et partout en Europe où :

- le coût de la vie augmente, les prix des loyers atteignent des sommets privant du même coup les familles modestes d’un logement adapté à leurs besoins.

- la jeunesse, issue de milieu défavorisé, est livrée à elle même, ne fait l’objet d’aucune attention particulière, et n'a aucun plan pour l’avenir si ce n’est parfois celui de la délinquance dans laquelle elle sombre

            Cette situation est la conséquence directe du capitalisme sauvage qui ne peut faire naître chez une grande partie des jeunes, qu’un esprit individualiste et opportuniste.

            Le mouvement de la jeunesse lycéenne démontre la possibilité de faire évoluer l’esprit de la lutte pour peu qu’elle soit encadrée efficacement par une organisation capable de leur faire toucher du doigt la nécessité de défendre les intérêts de classe.

 

            Les récents événements entre manifestants et casseurs sont à analyser sur l’aspect global de la situation des jeunes en général !

            La définition que donne un article paru dans le journal «le monde » est tout à fait intéressante, je cite ce dernier :

« Les lycéens de banlieue étaient d’ailleurs fortement représentés durant la manifestation et ont eux aussi, été victimes des violences. A l’inverse des écoles d’élite, public ou privé, où se reproduit la bourgeoisie, étaient évidemment absentes de la mobilisation.

Les agresseurs ne sont pas plus proches du prolétariat, que les agressés de la bourgeoisie. Ils appartiennent plutôt à cette couche d’exclus née de la délocalisation massive du travail ouvrier des années 1970 et de l’éclatement des anciennes solidarités qui y étaient liées. Discriminés par leurs origines sociales et ethniques, relégués dans les ghettos, orientés malgré eux dans des filières sans avenir, certains de ces jeunes plongent dans les mirages de l’économie parallèle et assouvissent leur fantasme de toute puissance dans l’hyper violence à la «orange mécanique», dernier réceptacle d’un capital corporel qui ne trouve plus à s’employer. (Le monde 1er avril 2005)

 

            Le comportement patronale, à l’égard des travailleurs qui revendiquent une moindre amélioration de leur condition de vie , est significatif du contenu que renferme la constitution européenne en matière d’avancées sociales, dans une Europe  libérale si ardemment désirée par les organisations affiliées à la C E S .

 

            Les déclarations du baron Sellières en matière de négociations salariales sur le plan national, sont elles aussi le reflet de ce que préconise le patronat sur le plan européen, montrant au grand jour, leur intention de niveler vers le bas l’ensemble des garanties salariales.

            En effet partout où c’est possible nous devons répondre présents dans le but de faire progresser nos orientations et nos objectifs  de classe.

            Comme nous le savons une manifestation du 1er Mai dont l’enjeu reste le moment privilégié pour la classe ouvrière de se faire entendre à l’échelle internationale, aura pour nous une importance toute particulière car elle doit nous permettre de nous démarquer et de mettre en avant la plate forme revendicative élaborée en vue de créer un véritable front uni de contestation et de propositions.

            Cette journée d’action toute particulière doit nous permettre d’affronter idéologiquement tous les adeptes du syndicalisme rassemblé.

            C’est dans ce climat de collaboration que nous devrons être en capacité d’avancer nos orientations afin d’être en lien direct avec les masses, et dans le but avoué, de ramener les travailleurs sur la voie du rapport de force et du contenu de classe de celui-ci.

            Et enfin nous devons définir quelles seront les diverses possibilités pour chacun de participer à la continuité des orientations fixées dans le cadre d’un retour à un syndicalisme de lutte de classe et de masse.

 

Ce 23 avril débattons de notre avenir et de celui des générations futures !

 

            Notre activité dépend de la capacité que nous aurons à nous renforcer, et de ce renforcement dépendra la possibilité de jouer un rôle alternatif, pour mobiliser et fédérer un mouvement de masse, avec un contenu revendicatif adapté aux préoccupations premières des salariés actifs, retraités, sans emploi, et des jeunes dans leur ensemble (étudiants ou stagiaires).

 

            Toutes possibilités de diffusion de notre appel au front uni doivent être envisagées et les explications amenées sur le contenu revendicatif de sa plate-forme.

            Le débat doit être ouvert partout où nous avons la possibilité d’intervenir au nom de CLCGT pour donner notre point de vue sur l’Europe libérale qui se construit, et les répercussions désastreuses qu’elle aura pour le monde du travail dans son ensemble.

 

            Nous devrons obligatoirement renforcer ce débat sur la position qu’occupe aujourd’hui le syndicalisme européen, mais d’abord et surtout le syndicalisme français au sein de la Confédération Européenne des Syndicats (C E S)

 

            Nous devons aussi nous poser la question sur les possibilités qui nous sont offertes de mieux se faire connaître au travers de réunions débats, avec les associations qui se réclament du mouvement progressiste et dont nous avons connaissance par les contacts déjà pris avec eux. La constitution européenne est une opportunité qui doit nous inciter à avoir ces échanges.

 

            Nous pouvons mettre à profit les moyens de communication dont nous disposons aujourd’hui pour étendre nos relations au niveau européen et international !

            Nous savons bien que c’est un travail énorme, d’information, de gestion, de participation, et d’élaboration dans un processus de conscientisation, que nous devons ouvrir à tous ceux qui manifestent l’envie d’y participer.

 

Rappel des décisions prises précédemment

 

Front uni (appel lancé) quelles répercussions ?
Rédaction d’un bulletin d’information mensuel (5 ou 6 pages) maximum !
Terminer et promouvoir la brochure sur le 47eme congrès et la mutation réformiste de la CGT !
En rapport avec cette initiative une campagne de souscription nationale doit être lancée !
La campagne pour le non à la constitution doit cristalliser notre attention sur les événements à venir et nous devons être à tout moment, prêts à réagir, pour apporter notre aide sur le terrain du combat idéologique !

 

La conscientisation des masses est une priorité face à la desertion du combat de classe

 

            La distribution systématique du tract CL CGT intitulé (qui sommes nous ?) est à réaliser en accompagnement de tout autre matériel !

 

Par exemple avec l’appel à voter non !

 

Dés lors nous pourrons ouvrir le débat sur l’ensemble des questions présentées !

 

 

                                                                                  André  FAROPPA

 

 

 
Accueil Dernière minute Education Syndicale Nos Coordonnées Le Rassembleur : Notre revue Sommaire Téléchargement Contactez nous ! Adhérer Vers d'autres sites Rechercher sur le site
Pour toute question ou remarque concernant ce site
  agnes.clcgt@wanadoo.fr
Dernière modification : 26 novembre 2005