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Historique de la Sécurité Sociale L’œuvre d’Ambroise CROIZAT

 Paris le 1er mars 2004

Ambroise CROIZAT est né le 28/01/1901 à Notre Dame de Briançon en Savoie. Adhérent à la CGT dès l’âge de 15 ans, il adhère au PCF au Congrès de Tours à 17 ans. Antimilitariste et anticolonialiste, militant syndicaliste actif, il participe à toutes les luttes contre la bourgeoisie capitaliste, mais aussi contre la dérive réformiste CGT de l’époque. Il devient secrétaire de la Fédération des métaux CGTU en 1928.

Il participe – bien sûr – à l’action unitaire qui conduira au Front Populaire de 1936, dont il deviendra député communiste. Il participe aux grandes conquêtes de la classe ouvrière : congés payés, quarante heures, loi sur les conventions collectives dont il est le principal artisan.

Montée du fascisme : A.CROIZAT est arrêté le 7 octobre 1939 avec 35 autres députés communistes, tandis que d’autres – dirigeants de la CGT confédérée (réformiste) – vont lamentablement sombrer dans la collaboration avec l’ennemi tel BELIN, secrétaire confédéral qui deviendra ministre de PÉTAIN au service de l’occupant nazi.

Déporté à Maison Carrée d’Alger, A.CROIZAT ne sera libéré (après plus de trois ans d’emprisonnement et de bagne) que le 5 février 1943, c’est-à-dire plus de trois mois après le débarquement anglo-américain en Algérie !

Il rejoint la CGT clandestine et participe au Conseil National de la Résistance (CNR) où il fait mûrir l’idée de la Sécurité Sociale pour disait-il, "en finir avec l’angoisse et les souffrances des lendemains".

Réélu député communiste en 1945, il n’en continuera pas moins d’assurer la direction de la plus grande Fédération de la CGT réunifiée : la Fédé de la Métallurgie.

Nommé Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale en novembre 1945, c’est lui qui va impulser la mise en œuvre de la Sécurité Sociale issue des ordonnances d’octobre 1945.

L’ordonnance du 4.10.1945 instituait une organisation de la protection sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature, à couvrir les charges de maternité, de l’enfant etc.…

L’ordonnance du 19 octobre 1945, visait à rapprocher dans un cadre commun, l’ensemble des institutions de la Sécurité Sociale pour permettre l’extension des assurances sociales à toute la population. Or, ces objectifs unificateurs de protection sociale allaient être fortement attaqués par la droite de l’époque, mais aussi par la CFTC, la mutualité française, les artisans et commerçants, ils étaient remis en cause avec la Loi MORICE en 1947.

Toutefois, de 1945 à 1947, A.CROIZAT fit prendre de nombreuses mesures liées à la protection sociale, comme la médecine du Travail, la prévention dans les entreprises, la caisse des intempéries du bâtiment, les prestations familiales, la généralisation des retraites, la formation professionnelle, les classifications des salaires, le statut du mineur et celui des électriciens et gaziers co-signé avec Marcel PAUL autre ministre communiste.

L’année 1947 est une année sombre pour les travailleurs.

La droite revient en force au Pouvoir grâce à la collaboration des réformistes : les députés communistes sont évincés, A.CROIZAT est révoqué le 5 mai 1947 pour avoir exprimé sa solidarité avec les grévistes des usines RENAULT, la CGT fait à nouveau scission grâce au financement de le CIA américaine (Plan MARSHALL) pour créer FO. Enfin, la Mutualité Française qui s’était estimée "cambriolée par la loi A.CROIZAT sur la Sécurité Sociale allait recouvrer "ses acquis » antérieurs.

En 1950, alors que la maladie le ronge, les derniers mots d’ A.CROIZAT sont encore pour la Sécurité Sociale : "Jamais nous ne tolérerons qu’un seul des avantages de la Sécurité Sociale soit rogné. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie cette loi humaine et de progrès".

Les militants de "Continuer la CGT" font leur cet engagement.

Paris le 1er mars 2004

 
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Dernière modification : 05 juin 2004