« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

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APPEL DE MILITANTS SYNDICALISTES  "LUTTE DE CLASSE"

Pour la relance de l'action

Paris 10 octobre 2003

 

Le capitalisme connaît la crise la plus sévère de son histoire. C’est pour cela qu’il n’en est que plus agressif et dangereux jusqu’à risquer la guerre.

Le capitalisme, société d’exploitation éhontée du monde salarié, montre chaque jour son incapacité historique à satisfaire les besoins matériels, culturels et sociaux des populations laborieuses.

Le capitalisme n’est ni amendable, ni aménageable.

Aujourd’hui, le combat de classe est incontournable pour imposer des reculs significatifs au Gouvernement et au Patronat, tout en préparant les lendemains tournés vers une société authentiquement socialiste.

Défaite historique de la classe ouvrière.

 

Avec l’échec de la lutte des travailleurs en Mai-Juin derniers, la classe ouvrière a subi une lourde défaite face au Capital.

Cette défaite n’est pas seulement attachée à la défense des régimes de retraites, bien que la réforme soit un des chantiers décisifs de la politique réactionnaire du Gouvernement CHIRAC-RAFFARIN. Ce sont tous les acquis démocratiques et sociaux issus de la Libération ( 1945 ) obtenus au prix de la Résistance antifasciste durant l’occupation nazie, qui sont en jeu, attaqués par la Bourgeoisie monopoliste.

Alors que les progrès scientifiques et technologiques qui auraient pu et dû améliorer sensiblement le sort des travailleurs, se sont décuplés, aujourd’hui, le rapport de force des exploités du Capital, en est réduit à une action défensive, dans le meilleur des cas pour sauvegarder les acquis du siècle dernier !

Ainsi, après le " cessez le feu " ordonné par les états-majors syndicaux, CGT en tête, le 16 juin, le Gouvernement applaudi par le MEDEF et accompagné par la signature de la CFDT, a pu tranquillement faire voter sa réforme des retraites, le 24 juillet.

Voilà, le brillant résultat du " syndicalisme de négociation " responsable de la stratégie d’échec du mouvement de Mai-Juin, face au syndicalisme de combat de classe du MEDEF !

Le séisme qui touche la CFDT en ce moment, en représailles à la signature du projet de réforme par son secrétaire général le 15 mai, ne doit pas faire oublier la position pas si éloignée de la CGT qui a ratifié de CIES ( antichambre des fonds de pension ) et défendu les 40 annuités de cotisations pour tous, publics-privés ( cf . vote du 47ème Congrès-mars 2003 ).

Il est de notoriété publique que le Gouvernement craignait beaucoup l’extension du mouvement vers la grève générale où une large majorité de grévistes et manifestants en lutte, exigeaient le retrait du projet de réforme des retraites voire de la décentralisation.

Comme en décembre 1995 ( rendez-vous social du 21/12 avec JUPPÉ ) les états-majors syndicaux ont capitulé le 16 juin 2003 avec toutes les conséquences qui en résultent aujourd’hui pour la suite des combats à mener :

· Contre la privatisation de la sécurité sociale et des hôpitaux publics ;

· Contre la décentralisation, destinée à transférer les charges de l’État sur les Collectivités territoriales, drainer et réorienter les dépenses publiques vers le marché capitaliste ;

· Contre les privatisations des entreprises publiques : après Renault, Thomson, les Banques, d’autres sont dans le collimateur comme LA POSTE, les aéroports de Paris, EDF-GDF, etc…

· Contre le SIG ( Service d’Intérêt Général ) de création " made in europa " avec l’aval de la CES ( dont

· un secrétaire est CGT ) qui doit se substituer au service public où les opérateurs ou prestataires de service pourront être publics ou privés ;

· Contre les réformes aggravant les dispositifs de traitement social de l’emploi et du chômage ;

· Contre l’aggravation des conditions de travail à travers la loi sur les 35 heures modifiée, les licenciements, le travail gratuit du jour férié pour " l’aide aux personnes âgées " ;

· Pour l’arrêt des exonérations de charges et autres subventions au Patronat ; au contraire, pour la taxation du Capital, l’augmentation des impôts sur les grandes fortunes ;

· Pour l’augmentation des salaires, pensions et minima sociaux ;

· Pour la défense des droits syndicaux et droits de grève sans restriction.

Les déclarations syndicales ont fait long feu.

 

La fin de l’année approche et les grandes déclarations des leaders syndicaux en juin dernier sur la reprise du mouvement social à la rentrée, ont fait long feu !

Avec la canicule de l’été et ses 15 000 victimes, la macabre démonstration a été faite sur les dysfonctionnements du système de santé et la criante insuffisance des moyens hospitaliers.

Avec la récession économique qui touche l’Europe et particulièrement la France, les contradictions capitalistes sont telles que les règles de régulation budgétaire des États

( réduction des déficits budgétaires à moins de 3% du PIB)  ( cf. Pacte de stabilité européen ) ne peuvent même pas être respectées par leurs propres promoteurs ( Allemagne, France… ) .

Le chômage bat des records, les plans sociaux avec des dizaines de milliers de licenciements à la clé se multiplient, la consommation des ménages est en chute libre, les prix flambent, la précarité s’accroît, etc…

Le Gouvernement CHIRAC-RAFFARIN, pour 2004, présente un budget de " temps de guerre " : budget d’austérité où seuls trois ministères échappent aux coupes sombres : la Justice, la Défense et l’intérieur, ( armée et appareil répressif ) au détriment du social et de l’éducation. Enfin, ce budget s’inscrit bien dans une volonté de redistribution du revenu national en faveur de la Bourgeoisie au détriment des travailleurs qui, de surcroît vont subir les effets des transferts de charges de l’État aux Collectivités territoriales à travers la décentralisation ( Impôts locaux ).

 

Appel à la préparation de la Grève Générale.

 

Face à une telle situation, comment les travailleurs peuvent-ils se reconnaître dans la frilosité des positons et la faiblesse des revendications des centrales syndicales, tant elles sont éloignées de l’offensive capitaliste sans précédent depuis la Libération sur l’abattage des acquis sociaux et la liquidation du patrimoine national ?

Nous rejetons les déclarations confédérales de Mai-Juin derniers qui, au nom du respect de la légitimité gouvernementale, ont eu finalement pour but de stigmatiser et dévoyer l’extension du mouvement vers la grève générale.

Aujourd’hui, devant la gravité de la situation, nous appelons les travailleurs, les retraités, les sans emplois, publics, privés, sur les lieux de travail, dans les localités, à créer des Comités de lutte, solidaires avec les populations laborieuses pour préparer la Grève Générale, seul moyen de faire capituler l’État-Patron, CHIRAC-RAFFARIN-SELLIÈRES.

 

le 10 octobre 2003

 
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