« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

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Conférence Internationale Syndicale

1er et 2 juin 2002 - ATHÈNES -

INTERVENTION de CL.CGT - OUVERTURE - R. NADAUD

Chers Camarades,

Au nom de notre Association Nationale « Continuer la CGT », je salue fraternellement et chaleureusement les délégués à cette lllème Conférence Internationale en remerciant particulièrement nos camarades de PAME, avec leur Président Georges Mavricos, d’avoir accepté d’assurer la tenue de cette rencontre et permettre ainsi la continuité de notre mouvement international contre le capital.

Nous savons par expérience que l’organisation de telles conférences n’est pas de tout repos. La llème Conférence d’Annecy que nous avions eu la charge mais aussi l’honneur d’organiser en septembre 2000 avait mobilisé toutes nos énergies militantes pour assurer son succès.

Mais je pense que nous devons rappeler le mérite qu’ont eu nos camarades Turcs, dont on sait les difficultés qu’ils ont pour exercer le droit syndical dans leur pays, en organisant la 1ère Conférence contre le Capital à Oren en mai 1999, Conférence qui eut un grand retentissement.

Depuis cette 1ère Conférence, notre mouvement syndical international s’est fortifié, avec le ralliement de syndicats et militants de plusieurs pays comme l’Italie, la Belgique……

Ces militants, venus renforcer notre Comité International Syndical, ont apporté une contribution positive au développement et au rayonnement de notre mouvement syndical.

Cette troisième Conférence doit être mise à profit pour renforcer notre Comité International, à la fois au plan de la représentation d’autres pays mais aussi en ce qui concerne les moyens d’améliorer son fonctionnement. Au cours de cette Conférence, nous allons sans doute entendre de nombreuses interventions qui appellent et justifient ce renforcement pour rendre plus efficaces nos relations internationales.

*****************

A présent, je voudrais présenter la délégation française de « Continuer la CGT », en apportant quelques éléments d’information aux délégués de façon qu’il n’y ait aucune confusion sur le syndicalisme CGT en France.

Nous savons que la plupart des syndicalistes de pays étrangers ont une image exemplaire de la CGT, image liée à l’histoire révolutionnaire du mouvement ouvrier français.

La CGT a été « le fer de lance » de toutes les grandes conquêtes sociales en France : avec 1936, la résistance à l’occupant nazi 39-45, la Libération 1945, Mai-juin 1968, et puis Novembre Décembre 1995 qui est encore dans les mémoires de beaucoup de militants présents à cette Conférence.

Pourtant il ne faut pas s’y tromper, la CGT officielle d’aujourd’hui, celle qui a entrepris son processus de mutation réformiste depuis son 45ème Congrès en 1995, celle qui a quitté la FSM pour adhérer à la CES, véritable organe d’accompagnement syndical de l’Union Européenne, cette CGT là n’est pas la CGT des grandes conquêtes ouvrières.

La CGT officielle d’aujourd’hui, c’est celle qui, liée par des positions maastrichtiennes de la CES, avalise implicitement les directives européennes sur les privatisations des services publics, soutient les guerres engagées par les États-Unis d’Amérique et l’Union Européenne, comme en Yougoslavie, en Afghanistan, en Palestine etc….

La CGT officielle d’aujourd’hui, c’est celle qui depuis des années refuse à fédérer les luttes des travailleurs, au nom du syndicalisme de négociation et du dialogue social dont les partis politiques de droite se servent dans leur campagne électorale des législatives en ce moment.

La CGT officielle d’aujourd’hui, c’est celle qui vient de s’allier avec trois autres syndicats de collaboration de classe pour la création des fonds d’épargne salariale des entreprises qui préparent les fonds de pension et le recul de l’âge de départ en retraite à 65 ans conformément au sommet européen de Barcelone signé par Chirac et Jospin en mars dernier.

Mais la CGT officielle d’aujourd’hui, c’est une organisation en pleine désyndicalisation : 5 millions d’adhérents à la Libération (1945), encore 2 millions d’adhérents au début des années 1980, la CGT ne compte plus guère que 500 000 adhérents aujourd’hui.

En même temps que la CGT accélère son processus de mutation réformiste et d’intégration au syndicalisme européen de Maastricht, c’est la chasse aux syndicalistes de lutte de classe qui affaiblit d’autant la capacité de défense de la classe ouvrière et provoque un phénomène de rejet de se syndiquer.

Pour autant, la capacité de lutte des travailleurs n’est pas en cause. Ils le montrent avec ou sans syndicat, chaque fois qu’ils sont attaqués, agressés, menacés pour leur emploi ou dans leurs libertés. Dès lors les potentialités de syndicalisation existent. Sauf que les travailleurs ne trouvent plus les réponses qu’ils sont en droit d’attendre dans les syndicats corrompus d’aujourd’hui. C’est ainsi qu’en France le taux de syndicalisation de tous les syndicats réunis, est de l’ordre de 12 % de l’ensemble des salariés, soit à peine plus de 2 millions d’adhérents.

C’est ce triste constat et cette analyse d’une situation désastreuse pour les travailleurs, que notre mouvement « CL-CGT » fait depuis de nombreuses années, et officiellement, depuis juin 1995 date de sa fondation.

Constituée en Association Nationale pour fédérer les idées et actions sur des bases de classe, « CL-CGT », combat l’aristocratie syndicale de la Confédération liée à la Bourgeoisie capitaliste, et œuvre à restituer ses concepts originels et révolutionnaires à l’Organisation.

Aussi, les délégués présents à cette Conférence doivent mesurer les efforts, les difficultés que les militants CL-CGT rencontrent, dans une Organisation CGT à direction réformiste, d’un réformisme fratricide, où la compromission des apparatchiks entraîne des actes de trahison et d’exclusion comme c’est le cas en ce moment, à la Fédération CGT du bâtiment où 8 délégués nationaux sont destitués arbitrairement de leurs mandats en raison de leurs divergences avec l’orientation politique de la Confédération.

Voilà pourquoi, les militants de « CL-CGT » sont engagées dans ce combat interne aussi acharné dans leur propre organisation et pourquoi, depuis Oren en 1999, ils s’inscrivent dans la démarche internationale de reconquête du syndicalisme de classe et de masse.

Si la CGT a eu ses heures de gloire et ses succès sur l’adversaire de classe, la période que nous traversons en ce moment fait malheureusement partie des périodes sombres de l’histoire du mouvement ouvrier, où l’affaiblissement du syndicalisme de lutte de classe favorise tous les dangers contre les travailleurs, comme nous pouvons le vérifier aujourd’hui avec la montée du fascisme en France et en Europe.

Face à ces dangers, notre détermination doit être sans réserve pour reconstituer et renforcer ce grand mouvement syndical de classe, démocratique, unitaire, dont les travailleurs ont besoin.

Vive la solidarité internationaliste. A bas le fascisme !

Vive la 3ème Conférence Internationale Syndicale contre le Capital !

 

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Dernière modification : 27 juillet 2003