« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

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BARRAGE AUX DÉMOLISSEURS DE LA SNCF

 

Malgré les échecs patents d’ouverture au Capital privé des chemins de fer en Angleterre, la SNCF accentue son engagement dans cette voie sous la pression des pouvoirs publics et des politiques qu’ils soient de droite ou de gauche social-démocrate.

En février 1997, JC Gayssot, alors dans l’opposition disait : « le RFF (réseau ferré de France) ne résout aucun des problèmes posés à la SNCF y compris celui de la dette ; mais de plus il est dangereux parce qu’il ouvre des perspectives de démantèlement, d’éclatement et de privatisation de certaines branches ». Quatre mois plus tard JC Gayssot devient Ministre des Transports de la gauche plurielle et là, il déclare vouloir réformer le RFF, mais sans, fondamentalement le remettre en cause ! Sans commentaire.

Dans le ballet bien synchronisé, Droite - Gauche ont privatisé : SERNAM – Vie du RAIL – HÔTELS Frantour – Emplacements publicitaires France-Rail – Transports Cariane, et à partir du 1er Mai 2003 ce sont 49 centrales hydrauliques assurant actuellement 20% d’électricité à la SNCF qui doivent être livrées au privé. A cela il faut ajouter Eurostar, transformé en Société anonyme conduisant à la privatisation, même si la SNCF y est encore majoritaire.

Quand au RFF, voté par l’Assemblée Nationale le 7/12/1997, il devait permettre, entre autres, de résorber le déficit de l’entreprise publique, déficit de 160 milliards de francs à l’époque ; il est passé en 2001 à 260 milliards (RFF+SNCF). Malgré cet échec, et contrairement à sa vocation proclamée, le RFF continue de gérer la dette héritée et entretenue de la SNCF plutôt que de contribuer à un réel développement des infrastructures pour les besoins et la qualité du service public.

En 2002 la SNCF aura payé 2 milliards d’euros (13 milliards de F) de péages, soit le double qu’en 1997 !

L’autonomie de gestion de la SNCF,  inscrite dans la loi d’orientation sur les transports conduit à l’obligation d’autofinancement touchant directement les usagers par une majoration des tarifs (cf. TGV-Med et Thalys-Nord), à la course à la productivité par l’abaissement des coûts salariaux (1000 embauches prévues en 2002 supprimées, blocage des salaires – précarité de l’emploi……) etc.…

Avec la décentralisation, les Régions deviennent les autorités organisatrices des transports permettant au privé de s’y engouffrer. Vivendi exploite déjà des lignes régionales en France, en Allemagne…..La SNCF s’est lancée dans une politique expansionniste (à la manière de France Télécom) en rachetant à tout va des lignes au Danemark, en Suède, en Angleterre etc.… Vivendi, France Télécom ….on voit où çà mène !

Concernant les transports de marchandises, il y a 30 ou 40 ans, ils étaient assurés à 60% par le rail, contre, à peine 20% aujourd’hui. Pour enrayer ce déséquilibre et répondre aux problèmes de pollution et de sécurité, il faut développer le ferroutage, comme le font certains pays, et taxer significativement les poids lourds qui traversent les régions.

Dans les 10 ans à venir, le transport marchandise va doubler. La SNCF, en tant que service public, doit avoir les moyens d’adapter son infrastructure pour développer le transport combiné avec le ferroutage. Mais pour atteindre cet objectif cela nécessite des moyens, qui existent aussi hors privatisations. Moyens pour répondre aux besoins, quand on sait par exemple que pour les premiers mois de l’année 2000 – sans que les choses aient sensiblement changé depuis-plus de 1800 trains de marchandises n’ont pu être assurés par insuffisance de locomotives et par manque de plus de 4300 agents de conduite.

Aussi, CL.CGT appelle les travailleurs avec le soutien des usagers à agir :

Pour la renationalisation des services filialisés ou ouvert au Capital ;

Contre l’ouverture à la concurrence, source de dangers pour la sécurité et la qualité du service public ;

Contre la décentralisation Raffarin qui risque d’accentuer le transfert des charges de l’État sur les collectivités locales avec des conséquences sur les coûts de la régionalisation ferroviaire ;

Pour la défense et l’amélioration des garanties statutaires des agents : salaires – retraites – services sociaux ;

Pour l’embauche de personnel qualifié dans le cadre statutaire, en réponse aux besoins.

 

CL.CGT s’associe pleinement à cette journée de luttes, mais appelle les militants de la base avec les travailleurs à préparer un large mouvement interprofessionnel unitaire, seul susceptible de faire échec au jeu de massacre social que prépare le gouvernement et le Patronat.

Non aux manifestations exutoires, oui à l’action de masse et de classe contre le Capital !

 

Paris le, 26/11/2002

 

 

 
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Dernière modification : 01 avril 2004