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Manif : CALAIS LE 21 AVRIL 2001

Non à la dictature du Capital
Non  à  l’Europe

Paris le 18 avril 2001

 

Depuis des années on tente de duper les travailleurs, les chômeurs et retraités sur la construction d’une Europe sociale et de plein emploi, capable de faire front à l’hégémonie américaine dans une économie de marché mondialisée. Depuis des années « CL C.G.T » dénonce cette supercherie dont la dernière en date a été le sommet de Nice, le 6 Décembre 2000.

 

En Juillet 1997, quelques semaines après l’accession de la « Gauche » au pouvoir, nous écrivions : « Le volet social présenté comme une exigence des syndicats européens ( dont la direction de la C.G.T) et du gouvernement, en contrepartie du Pacte de stabilité, n’est qu’une tromperie  pour les travailleurs. Aujourd’hui les faits sont là : les grands groupes capitalistes nationaux-multinationaux agissent en toute impunité et pour cause ! La violation même des directives européennes censées protéger les salariés comme celles sur le fonctionnement des Comités d’ Entreprise ( D.E de Septembre 1994 ) et sur les licenciements collectifs ( D.E de Juillet 1998 ),est le cadet de leurs soucis.

Ainsi les exigences des syndicats volent en éclat.

Depuis plusieurs semaines on met plein phare sur Danone et Marks et Spencer…… comme on l’a fait en 1999 sur Michelin, l’an dernier sur Cellatex, Adelshoffen…… Mais des situations à l’identique se comptent par dizaines en France et par centaines en Europe et dans le monde.

Depuis Vilvorde il y a 4ans, ça n’arrête plus !

 

Bruxelles, Mars 1997 :

Qu’on se rappelle de l’importante manifestation de Bruxelles le 16 Mars 1997 (50 000 personnes) contre le plan social de liquidation de Renault –Vilvorde . A Vilvorde, le PDG de Renault avait bafoué les règles de consultation et de « négociation » du Plan Social. Jospin avait soutenu les Vilvorde contre le plan social lors de sa campagne électorale, puis avait estimé que c’était un « bon plan social » une fois devenu Premier Ministre. Renault-Vilvorde a fermé, la plupart des ouvriers pointent au chômage ou bien n’ont retrouvé du boulot que par leurs propres moyens, voire en emplois précaires.

 

Et Renault n’a cessé de restructurer, délocaliser, à la recherche de main d’œuvre toujours plus corvéable pour accroître les profits de ses actionnaires. Par exemple, avec les 2 usines filiale roumaine Dacia : non seulement les ouvriers roumains sont pressurés pour 700 F par mois, mais pour rentabiliser la voiture en voie de production, une délocalisation partielle des deux usines en Russie, prévoit la suppression de 11 000 emplois sur 27 000 . Mondialisation oblige !

 

Le gouvernement de « Gauche » se préoccupe-t-il des sacrifiés des restructurations et autres délocalisations ? Qu’on en juge par l’exemple de Cellatex : près d’un an après le conflit les 160 salariés de l’usine Givet, n’ont toujours pas retrouvé de travail. L’organisme ayant mission de procéder au reclassement des salariés a touché des millions de l’

Etat, mais les licenciés attendent toujours.

Le gouvernement met régulièrement en avant sa politique sur l’emploi qui aurait fait baisser le nombre de chômeurs de 1,5 millions en 3 ans et demi ; sauf que ce retour à l’emploi l’a été sur un salaire inférieur à 1,3 fois le SMIC et que, dans le même temps les Rmistes sont passés de 500 000 à plus d’un million !

 

Danone - Michelin, même scénario pour un même combat. Qu’on se rappelle en 1999, Michelin annonce simultanément des milliards de profits et ….un plan social de suppression de plus de 7 000 emplois. Gros émoi parmi la classe politique « de Gauche » et des syndicats. Comme aujourd’hui pour Danone - Lu. Qu’on ne s’y trompe pas, Michelin n’a fait que suspendre son plan de restructuration, car avec l’aide de la CFDT il vient de faire avaliser par les salariés son projet d’application des 35 heures annualisées et flexibilisées avec la perspective de 1000 embauches hypothéquées par 4000 départs en préretraite.

 

Quand Danone estime que l’internationalisation de sa production est une priorité absolue, on ne peut pas être plus clair. Qu’on ne s’y trompe pas : ni le boycott des produits (qui ne paraît pas être une arme syndicale sérieuse) ni les incantations politiques et syndicales ne peuvent changer la stratégie de ce grand maquignon capitaliste qui achète, restructure , délocalise ses entreprises parce que son métier premier c’est de faire du fric pour ses actionnaires et non préserver des emplois pour demain.

Marks et Spencer, comme Vilvorde.

Louis Schweitzer PDG de Renault en 97 avait passé outre la consultation légale des organismes de représentation du personnel. Assigné au Tribunal par les syndicats, il fut condamné à … respecter la procédure de consultation, mais bien entendu pas à l’annulation du plan social. Il n’y a aucune loi qui interdit à un patron de fermer son entreprise….On connaît le résultat !

Eh bien ! pour Marks et Spencer c’est du pareil au même. Le tribunal de Grande Instance de Paris condamne lundi 9 Avril Marks et Spencer pour « délit d’entrave » et ordonne la suspension de fermeture des 18 magasins du groupe au motif : » consultation obligatoire du CE ».

Le résultat ne fait aucun doute : « la fermeture est au bout ».

 

Solidarité avec les salariés de Danone, Marks et Spencer et autres victimes de la dictature du patronat. Oui !

Autour de Danone- Lu, Marks et Spencer, se lève une solidarité du cœur naturelle à laquelle nous nous associons pleinement. Mais pour aussi louable qu’elle soit, elle n’impressionne ni Ribout, ni Marks et Spencer qui ne travaillent et combattent que pour leurs intérêts de classe où les salariés sont considérés comme corvéables et jetables à merci. C’est de l’esclavagisme dit ‘moderne » qu’on veut d’ailleurs élargir en ramenant à 14 ans l’âge légal pour travailler, l’obligation de scolarité jusqu’à 16 ans étant supprimée ( Directive Européenne avalisée par le gouvernement français).

 

Quand les Jospin-Voynet-Gayssot font mine de s’apitoyer sur le sort des victimes du Patronat, c’est de l’hypocrisie caractérisée ; car, qui impulse, accompagne et nourrit l’offensive capitaliste de destruction des acquis sociaux, de privatisations ,restructurations et délocalisations d’entreprises si ce n’est l’Union  Européenne ? Et qui participe à l’aliénation de notre souveraineté nationale à cet organisme supranational entre les mains du grand capital et des banquiers ? C’est ; droite présidentielle et gauche plurielle parlant d’une « seule voix » au nom de la France !

 

Mais la vraie solidarité devrait venir du combat de classe des syndicats organisant la mobilisation professionnelle et interprofessionnelle pour atteindre non pas seulement pris individuellement Ribout, Michelin, Marks et Spencer, mais toucher toute la « filière » patronale en frappant au cœur du système. Les manifestations et rassemblements ne sont certes pas négligeables mais ils n’ont jamais été décisifs pour régler un conflit en faveur des salariés. L’expérience montre que beaucoup de monde a intérêt à ce que l’action se limite à ce type d’ expresssion où des récupérations politiques peuvent se traiter au détriment des intérêts des salariés, où certains syndicats réformistes peuvent y jouer le rôle de soupape de sécurité en faveur du patronat ou du gouvernement.

 

Enfin, sommes-nous bien dans le contexte européen de la mondialisation capitaliste? Syndicalement rien ne semble l’indiquer si l’on se réfère à la discrétion de la Direction de la CES (Confédération Européenne des Syndicats) dont N. Notat et Bernard Thibault font partie, ceux-là même qui promettaient aux salariés européens un « contre pouvoir » syndical face à la Commission de l’Union Européenne. Pas la peine de chercher, les faits parlent d’eux-mêmes : Plans sociaux, licenciements par milliers, privatisations, remise en cause des droits sociaux ; la C.E.S n’est finalement qu’un appendice de la Commission de Bruxelles chargée d’accompagner la politique européenne.

Face à la dictature du Capital seule, l’organisation de la lutte de classe peut être salutaire pour les travailleurs, pour une véritable révolution sociale préparant un changement de société socialiste.

 

Paris, le 21 Avril 2001

 

 

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Dernière modification : 27 juillet 2003