« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

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Collectif National CL-CGT

du 14-12-2002

 

Ordre du jour

Situation économique et sociale, les luttes

Problèmes internationaux liés à la guerre

Le 47ème Congrès CGT de mars 2003 – préparation

Relations syndicales internationales

Organisation et renforcement de l’Association

 

RAPPORT D’OUVERTURE de Roger NADAUD

suivi du Compte Rendu de la Discussion

Chers Camarades,

Le Collectif National a été élargi à des camarades ayant une activité de relais départemental ou local dans la diffusion de nos informations.

Nous leur souhaitons la bienvenue.

Nous allons aborder plusieurs questions importantes que notre Collectif National et nos correspondants départementaux devront appréhender dans les semaines et mois qui viennent.

Nous ne ferons pas d’analyse exhaustive sur chaque point à l’ordre du jour, seulement un rappel sur les repères essentiels pour permettre le débat et, le cas échéant la prise de décisions qui s’avèreront nécessaires.

 

Nous proposons à la discussion, cinq points essentiels :

La situation économique et sociale, les luttes,

Les problèmes internationaux liés aux risques de guerre,

Le 47ème Congrès de la CGT,

Nos relations et activités internationales,

Organisation et renforcement de l'association

La situation économique et sociale 

Tout d’abord, nous devons faire un constat : depuis le grand mouvement de Décembre 1995 la politique des réformes néo-libérales de Maastricht-Amsterdam s’est poursuivie avec la gauche plurielle et aujourd’hui avec la droite.

Mais aujourd’hui, cette politique s’est accélérée encore sous les pressions internationales avec la mondialisation des marchés, qui entraîne de véritables guerres économiques que se livrent les blocs impérialistes et leurs groupes transnationaux, guerres militaires pour la conquête de territoires stratégiques de domination etc…

Cette politique devient d’autant plus agressive et oppressive à l’encontre des travailleurs qu’elle traduit une crise capitaliste profonde sans doute la plus grave depuis un demi siècle, avec une récession rampante qui met certains pays en faillite, des kracks boursiers à répétition dans un univers de scandales financiers historiques tels Enron, World Com, Vivendi Universal, etc…

C’est dans ce contexte que l’Europe des marchands et des banquiers se construit, mais non sans contradictions capitalistes. Ces contradictions exacerbent le combat de classe de la bourgeoisie capitaliste contre les acquis de la classe ouvrière, contre les services public et les couvertures sociales des populations basés sur les principes de solidarité et d’égalité d’accès.

Depuis plus de vingt ans, les privatisations ont été engagées et poursuivies sous la droite comme sous la gauche sans discontinuer, et aujourd’hui le gouvernement Chirac - Raffarin n’a aucun mal à parachever les chantiers ouverts par la gauche plurielle de Mai 1997 à Mai 2002.

Aujourd’hui, tout ou presque est à vendre et la grande braderie est en marche sans que l’on perçoive une quelconque capacité de mobilisation de masse, susceptible de l’endiguer.

L’histoire retiendra que si les politiques dits de gauche ont trahi la classe ouvrière, les syndicats, y compris la CGT ont une responsabilité écrasante dans ce que l’on pourra appeler : un recul de civilisation.

En effet, Raffarin va terminer les privatisations dont l’ouverture au capital avait été commencée sous Jospin. Il pourra d’autant mieux les réaliser que le syndicalisme de combat de classe est décimé et que la collaboration capital-travail (entendre : syndicalisme de négociation) fonctionne à plein, y compris avec la CGT, comme par exemple à EDF-GDF.

Alors que les électriciens et gaziers descendent dans la rue par dizaines de milliers, Denis Cohen (secrétaire général de la FD. CGT Énergie) négocie directement avec l’Élysée, l’ouverture du capital à l’entreprise contre les garanties pour « un » régime particulier de retraites (cf rencontre de 28 Juin 2002 …).

Les cheminots sont aussi descendus dans la rue, car ils sont tout aussi menacés ; un plan social est prévu pour France Télécom, en même temps que le contribuable va devoir mettre la main au porte monnaie pour éponger les milliards d’euros de pertes. Les fonctionnaires et agents des services publics, les enseignants, les hospitaliers, les personnels de l’audiovisuel public, le Crédit Lyonnais, les intermittents du spectacle, les transports sont autant de secteurs et de personnels touchés, à un titre à un autre, par les réformes économiques et sociales du gouvernement Raffarin : blocages de recrutement pour les uns, plans sociaux (licenciements) pour les autres… .

Et comme les lois dites « progressistes » du gouvernement Jospin sont adaptables, Raffarin n’a aucune difficulté à les dévoyer, contourner ou modifier, au service de la bourgeoisie capitaliste :

Par exemple, l’assouplissement de la loi sur les 35 heures (heures supplémentaires ++) pour tout le monde, et le gel de la loi pour les patrons restaurateurs …

Par exemple, le processus d’harmonisation du SMIC pour aller vers sa suppression…

Par exemple la modification de la loi de modernisation sociale (pourtant si peu « révolutionnaire ») pour que les patrons n’aient plus aucune entrave ou retardement dans leurs décisions de licenciements …

Par exemple des exonérations de charges, en veux-tu en voilà pour les patrons (pour, dit-on, diminuer le coût du travail …)

Avec en prime, des relents de fascisation dans la criminalisation du syndicalisme et du droit de grève, comme on l’a vu avec l’action des chauffeurs routiers, étouffée dans l’œuf en 48 heures, où la menace de retrait de permis de conduire a été proférée, où des chauffeurs ont été appréhendés par les gendarmes et devront passer au Tribunal dans les mois qui viennent.

En ce qui concerne la retraite, il est évident que les scandales financiers d’Enron, World Com, Vivendi, voire France Télécom, ont un impact défavorable pour faire voter, en ce moment une loi sur les fonds de pension. C’est pourquoi on utilise la stratégie de l’Épargne salariale qui, à un moment donné, permettra de fait, la mise en place des fonds de pension. Simultanément on va « amuser » les salariés et les retraités sur les problèmes de cotisation (avec l’augmentation du taux et l’allongement de la durée), faire en sorte de la non-attractivité des régimes en répartition pour un taux de rendement moindre, de façon à créer un afflux vers l’assurantiel privé. N’oublions pas que c’est ce qui s’est passé en Angleterre au début des années 1980, où le gouvernement britannique a même attribué des points de bonification aux salariés qui abandonnaient le régime de base en répartition pour entrer dans un régime assurantiel privé (Fonds de pension).

Bien entendu ces hypothèses plutôt sombres ne doivent en rien nous faire baisser les bras pour la défense de nos régimes général et particuliers, et au surplus en diffusant massivement les effets scandaleux des systèmes de compensation – surcompensation inter régimes où l’on pompe des milliards d’euros sur les cotisations salariées pour payer les retraites aux agriculteurs, artisans, commerçants, industriels, gens du culte… .

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Les Luttes

Nous avons déjà eu l’occasion de nous exprimer sur ce sujet.

Nous ne pouvons que constater les conséquences désastreuses du « syndicalisme de négociation » adopté au 46ème congrès après l’abandon des concepts de lutte de classe au 45ème .

Avec la catégorisation des luttes, même grévistes, avec les manifestations exutoires souvent professionnelles, sans recherche de solidarités et d’inter professionnalisation des luttes sur des objectifs unitaires qui n’ont jamais été aussi patents et nombreux qu’aujourd’hui, la CGT prend ainsi parti dans une stratégie évidente qui donne des gages aux réformes néo-libérales du Capital.

Certes nous devons soutenir les luttes engagées qui sont d’ailleurs le plus souvent impulsées sous la pression de la base, mais nous devons aussi, sans relâche, faire monter la conscience de la nécessité de fédérer les luttes, créer les conditions unitaires, organiser les solidarités de toutes les couches victimes du Capital. Ce n’est qu’à ce prix que seront vaincus patronat et gouvernement et que pourront être dessinées des perspectives de changement. En clair, il faut passer des stades de la prise de conscience, à la mobilisation, de la résistance à la désobéissance.

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Les problèmes internationaux liés aux risques de guerre

Dans notre lutte syndicale, il est indispensable de lier les dangers des guerres impérialistes avec le combat de classe que mène le capitalisme contre la classe ouvrière.

La globalisation capitaliste qui consiste à imposer une politique définie par les monopoles les plus puissants aux pays de la planète entière, est le spectre que présentent les deux blocs impérialistes les plus puissants : Etats-Unis, Union Européenne, d’où accaparement des richesses nationales, des patrimoines collectifs, confiscation des acquis sociaux des travailleurs, d’où aussi, processus de guerres de recolonisation, d’implantation dans les zones ou régions stratégiques dans le but hégémonique des puissances agressives.

Depuis l’écroulement des blocs des pays socialistes il y a plus de dix ans, nous pouvons vérifier que le capitalisme, sous l’impulsion des Etats impérialistes (Etats-Unis en tête) allument des feux partout dans le monde où des places stratégiques sont à prendre : Afrique, Asie, Moyen-Orient, Extrême-Orient, Europe des Balkans, Caucase etc…

La prochaine cible est l’Irak, mais d’autres objectifs sont programmés. Ce sont les « Etats voyous » ainsi qualifiés par G. Bush au lendemain des évènements du 11 Septembre 2001.

Reste que les contradictions intra-impérialistes des protagonistes actuels vont se voir disputer les marchés par des pays en voie de développement comme la Chine sans compter la ré-émergence d’Etats impérialistes comme le Japon, la Corée du Sud, sans oublier la Russie, même si elle reste encore fragilisée. Ainsi, voit-on poindre l’accélération de l’élargissement de l’Union Européenne jusqu’au marchandage en ce qui concerne la Turquie qui constitue un pays stratégiquement intéressant.

N’y a t-il pas là tous les ingrédients d’une 3ème guerre mondiale ?

Dans l’immédiat, outre notre soutien au Peuple Palestinien et autres pays sous la dictature du capital, nous devons rester mobilisés contre la guerre en Irak.

A cet égard, notre Comité International Syndical réuni à Anvers (Belgique) les 30 novembre et 1er décembre a décidé de lancer un appel à ce que tous nos syndicats décident d’une grève générale le jour du déclenchement de la guerre. A tout le moins, une initiative d’action de masse exprimant la condamnation de la guerre et exigeant son arrêt immédiat.

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Le 47eme Congrès de la CGT

Quelques rappels opportuns pour justifier et étayer notre action contre la ligne confédérale prise au 45ème Congrès de décembre 1995.

Le 45ème Congrès fût le congrès du début du processus de liquidation de la CGT en tant qu’organisation de lutte de classe et de masse.

C’est au 45ème Congrès que furent adoptées les modifications statutaires de la confédération (malgré une forte opposition = 35% des voix) modifications abandonnant les concepts de syndicalisme de lutte de classe, le combat anticapitaliste pour des changements de société par la socialisation des moyens de production et d’échange. C’est au 45ème Congrès que fut confirmée la candidature de la CGT à la CES ouvrant la voie de l’adhésion des organisations professionnelles à la CISL, de création CIA américaine après la Libération, financée à travers le Plan Marshall.

Au 46ème Congrès de février 1999, l’orientation réformiste de la CGT était confirmée, de même que l’adhésion à la CES, sans vrai débat ni consultation des syndicats de la base. Enfin, le principe d’un rapprochement structurel avec la CFDT était arraché par un vote totalement manipulé par le Bureau du Congrès.

Ce 46ème Congrès restera historique par le fait (un fait sans précédent) que B. Thibault reçut les félicitations du Président du Medef (A. Seillères), pour "son ouverture à un syndicalisme de négociation".

La première des revendications qu’il nous faut populariser auprès des militants de la base, c’est la restitution aux statuts de la CGT, les concepts lui conférant son caractère de classe et de masse, œuvrant à des changements vers une société socialiste.

Mais il nous faut aller plus loin, ou plutôt nous devons nous saisir des éléments concrets présentés par la direction confédérale à ce 47ème Congrès en matière de restructuration organique et de modification de la collecte et redistribution de la cotisation syndicale.

A cet effet, nous avons publié début octobre un document recto verso pour nos syndicats et, nous pouvons dire qu’il a reçu un écho particulièrement intéressé de la part de nombreux militants (dont certains d’ailleurs en ont profité pour adhérer à notre Association). Quand B. Thibault déclare (11.01.02) que « notre syndicalisme actuel vit sur des concepts liés à des systèmes et des relations d’une période révolue », et que les documents confédéraux appellent à préparer une transformation en profondeur du mode de vie et de fonctionnement de nos structures pour mieux intégrer les évolutions et mutations intervenues ou à venir dans la société et dans le monde du travail , il y a là une volonté déterminée d’aller jusqu’au bout du processus de liquidation du syndicalisme révolutionnaire de classe, pour une intégration collaborationniste à la société capitaliste.

Mais, nous avons besoin aussi, pour faire la clarté, de nous démarquer des groupuscules gauchistes ou autres opportunistes qui prétendent combattre la ligne réformiste de la Direction confédérale, mais sans jamais mettre en cause le système capitaliste comme mode de production et de société à abattre. C’est pourquoi, nous avons lancé l’Appel du 29 juin 2002, appel proposé à la signature des militants pour bien clarifier les positions sur la finalité de notre action.

La préparation du 47ème Congrès nous dicte donc de poursuivre notre bataille idéologique, nos analyses de classe sur tous les sujets et évènements, grâce à nos moyens de communication : La Poste, e-mail - internet…

Nous n’avons malheureusement pas réalisé tous les objectifs que nous nous étions fixés à savoir, la publication des documents constitutifs de notre plate-forme.

Il faut impérativement les réaliser au plus tard dans le mois de janvier prochain. Mais au surplus, chaque militant, chaque syndicat doit prendre toutes ses dispositions pour analyser et envoyer ses observations, critiques, contre-propositions etc… à la Confédération dans le cadre de la tribune libre : sur le contenu des documents préparatoires, sur la forme des débats et prises de décisions etc…

Toutes les interventions individuelles et collectives devront être centralisées auprès d’un camarade ou d’un syndicat (CL CGT) pour que nous en fassions le bilan. Mais nous avons aussi le plus grand intérêt à connaître les interventions de militants ou syndicats qui ne sont pas forcément en relation avec CL CGT ; donc nous devons organiser le recensement de ce qui sera publié ou de ce que nous pourrons connaître par une quelconque autre voie.

A l’occasion de ce 47ème Congrès, nous risquons de voir se concrétiser des fractures à l’égard desquelles nous devrons porter une attention particulière. Peut-être aurons-nous un rôle à jouer dans une éventuelle situation de crise ?

Enfin rappelons qu’à notre précédente réunion, nous avons posé la question de : quelle initiative décidons-nous en tant que CL CGT, lors du congrès qui se tiendra à Montpellier. Cette proposition émanait notamment de nos camarades de la Charente et des Pyrénées Atlantiques, mais depuis nos camarades du Gard se proposent d’apporter leur concours voire leur contribution matérielle s’il y a lieu.

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Nos relations et activités internationales

A notre précédente réunion du 28 septembre, je vous ai rendu compte de ma participation au meeting contre la guerre à Regensburg en Allemagne, meeting organisé par les syndicalistes d’ IG Métal de la firme BMW. Depuis, ces syndicalistes souhaitent bien entendu poursuivre nos relations bilatérales, mais étendre leurs contacts avec nos camarades Grecs et Italiens. Ces échanges ont été examinés favorablement, à l’occasion de la réunion du Comité Syndical International contre le Capital qui s’est tenue à Anvers (Belgique) les 30 novembre et 1er décembre dernier, dont je vous fais un bref compte-rendu.

Depuis la Conférence Internationale d’Athènes des 1er et 2 juin dernier, le Comité International compte dix membres titulaires représentant des syndicats de dix pays : Grèce, Italie, France, Allemagne, Turquie, Belgique, Autriche, Espagne, Angleterre, Russie .

A cette réunion, l’Allemagne n’était pas représentée officiellement, la déléguée titulaire jusqu’alors est passée à ATTAC. L’Espagne était excusée et la Russie était représentée par un militant russe vivant en Suisse.

CL CGT était représentée par André Faroppa (des Pyrénées Atlantiques) et moi-même.

L’ordre du jour était centré sur les questions suivantes :

Analyse et enseignements de la Conférence d’Athènes.

La situation générale : politique, économique, sociale, internationale, avec bien entendu les dangers de la guerre…

Examiner l’amélioration des conditions de fonctionnement et le rôle du Comité International ;

Enfin examiner des propositions de date et de lieu pour la tenue de la 4ème Conférence.

D’emblée, il faut dire que le travail du Comité aurait été beaucoup plus fructueux sans la délégation turque (en fait une double délégation : turque de Turquie, et turque d’Allemagne). Cette délégation a tergiversé sur pratiquement toutes les propositions avancées par les uns et les autres (appel à la grève générale), voire jusqu’à rejeter une proposition de l’Italie contre la guerre en Irak.

Malgré cela, l’aspect positif, c’est l’analyse convergente de l’état de la situation, avec une mise en cause radicale de l’Union Européenne (sur le massacre des acquis sociaux, les privatisations désastreuses, les atteintes aux libertés démocratiques et syndicales etc…) avec une responsabilité écrasante des syndicats sous la houlette de la CES. (Analyse convergente de toutes les délégations à l’exception des délégués turcs, dont il faut situer leur position favorable à l’entrée de leur pays dans la Communauté Européenne).

La Conférence d’Athènes a été appréciée positivement mais avec le souhait très marqué de plusieurs délégations de voir renforcer le rôle de coordination du Comité International entre deux Conférences. Ce qui a été l’opinion de la quasi totalité des membres du Comité, à l’exception des délégués turcs, tendant à critiquer les insuffisances de fonctionnement du dit Comité tout en voulant garder une liberté totale d’appliquer ou non les décisions prises.

Concrètement, les décisions suivantes ont été prises :

Suite à la conférence d’Athènes : publication de la Résolution Finale (projet transmis en Août),

Poursuite de l’amélioration du travail de coordination du Comité International (centralisation puis, redistribution des informations, convocations aux réunions, comptes-rendus, voire impulsions d’initiatives …),

Publication d’une déclaration contre la guerre en Irak (proposition de l’Italie),

Préparation du Sommet des chefs d’Etats européens de Thessaloniqui (Grèce) en juin – Réunion préparatoire le 24 janvier 2003 – participation CL.CGT.

Invitation des syndicalistes allemands IG-METAL à la réunion du 24 janvier 2003 - voire leur entrée au Comité International,

4ème Conférence : aucune décision de prise. A voir au prochain Comité International

 

Le point sur l'organisation vous sera fait tout à l'heure, ainsi que des propositions en matière de répartition des tâches.

R.NADAUD le 14 décembre 2002

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COMPTE RENDU DE LA DISCUSSION

 

A/ SITUATION ECONOMIQUE ET SOCIALE, LES LUTTES

 

v large accord avec l’analyse ; il faut continuer à dénoncer la stratégie réformiste des luttes des organisations syndicales officielles qui conduit chaque grève, chaque manifestation dans l’impasse et l’échec des travailleurs face au patronat et au gouvernement. Toutes les luttes engagées depuis six mois, qui constituent le dernier rempart contre le service public et les acquis sociaux (EDF- cheminots- routiers – audio-visuel – postiers – hospitaliers etc.…) sont là pour attester de la capitulation des dirigeants réformistes.

v continuer d’appeler à la plus large mobilisation interprofessionnelle, unitaire, pour préparer la grève générale.

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B/ PROBLEMES INTERNATIONAUX LIES AUX RISQUES DE GUERRE

 

v Accord avec l’analyse : continuer de s’investir dans les actions et manifestations anti-guerre (Irak) tout en renforçant notre solidarité au Peuple Palestinien.

v Accord avec la déclaration du Comité International syndical pour lancer immédiatement un Appel à la grève générale le jour du déclenchement de la guerre contre l’Irak. Un travail préparatoire doit d’ores et déjà être engagé dans chaque syndicat avec un parrainage des entreprises et collectivités à cibler pour diffusion du matériel.

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C/ Préparation DU 47ème Congrès

 

v Élaboration du matériel CL-CGT = critiques des documents préparatoires officiels, publication de la plate-forme CL.CGT .

v Dispositions à prendre pour diffusion de ce matériel.

v Susciter, auprès de nos adhérents et sympathisants leurs critiques et contributions, envoyés à la Confédération ;

v Recenser les contributions pouvant être recueillies dans la presse confédérale, pour en tirer analyses et enseignements ;

v Partout où il sera possible, faire élire nos cadres de CL-CGT (adhérents ou sympathisants) au 47ème congrès. Porter à la connaissance du Bureau de CL-CGT, toutes informations à cet effet pour prendre vos dispositions de coordination des délégués, le cas échéant.

v Le cas échéant : recenser les délégués au 47ème Congrès, appartenant à des tendances opposées à l’orientation confédérale de façon à entrer en contact et voir s’il y a des possibilités unitaires à ce congrès.

v Poursuivre la signature de notre Appel du 28 juin. Nous devons nous démarquer publiquement et devant les travailleurs, des autres groupes gauchistes trotskistes ou autres opportunistes, réformistes.

Nous avons recensé à ce jour 135 signatures, alors que des camarades ne sont pas encore investis dans cette campagne. Il va sans dire que parmi ces centaines de signatures potentielles, nous pouvons y puiser des renforts pour notre mouvement, voire des adhésions pour notre Association. En tout cas, ces signataires doivent être informés de notre action, par courrier spécifique.

v Initiative du Collectif National CL-CGT, au 47ème Congrès : (Congrès : lundi 24 au samedi 28 mars 03)

Organiser des délégations CL-CGT se rendant devant le Congrès (Montpellier), le lundi 24 mars, avec un objectif de rassembler 100 à 150 délégués porteurs de messages, en direction des congressistes, avec un matériel diffusé devant le Congrès, recherche de contacts et échanges, soutien aux délégués CL-CGT et sympathisants du Congrès. Voir, outre la diffusion de notre plate-forme, s’il n’y aurait pas opportunité de diffuser un Appel spécifique aux Congressistes ?

L’organisation de cette initiative pose évidemment des problèmes matériels et financiers qui impliquent le lancement d’une campagne de souscription nationale, afin

de pouvoir organiser des bus au niveau de certaines régions, dont Paris - Île de France.

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D/ RELATIONS INTERNATIONALES

 

Les 23 et 24 janvier 2003 : réunion préparatoire du sommet des Chefs d’État européens qui se tiendra à Thessalonique (Grèce) en juin 2003. Roger Nadaud ou André Faroppa membres du Comité syndical international y participera.

Après un échange avec les délégués de PAME (Grèce) et CVB (Italie), nous pourrions organiser en France une réunion CL-CGT « Internationale », dans le courant du premier semestre 2003, avec invitation des camarades de ces pays.

Nous examinerons à la prochaine réunion du CN- CL-CGT, la suite à donner à nos échanges bi-latéraux avec nos camarades d’IG Métal d’Allemagne.

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E/ ORGANISATION

 

Les adhésions à l’Association progressent, alors qu’un véritable travail de renforcement militant dans les entreprises n’est pas résolument engagé. Plusieurs camarades interviennent, pour franchir une étape supplémentaire : affirmer notre identité cégétiste de lutte de classe et de masse et être ouvertement organisé de l’intérieur en tant que tel.

Sur une question au sujet de l’Association « Les Amis de CL-CGT » : il est rappelé que l’Association n’est pas une organisation syndicale, mais qu’elle est le soutien idéologique et logistique de l’action du Collectif National CL-CGT. Une carte annuelle va être adressée à tous les adhérents de l’Association, dès le début 2003. (Adhérents à jour de leurs cotisations) Toutefois, selon l’évolution de la situation après le 47ème Congrès, étant donné les démissions et fractures probables et prévisibles au sein de la CGT des dispositions alternatives pourront être prises le cas échéant.

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Dernière modification : 01 avril 2004