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«Les Amis de Continuer la C.G.T.»
Collectif National CL-C.G.T.
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COLLECTIF NATIONAL

Paris - 13 octobre 2001

La guerre en Afghanistan 

Rapport introductif: (Roger Nadaud)

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SOMMAIRE

La toute puissance impérialiste US fragilisée

La désignation des coupables

Besoins de redéploiement du capitalisme

La guerre et les enjeux économiques

Le coût de la politique néo-libérale et de la guerre

 

Nous avons un ordre du jour chargé. Mais bien entendu nous ne pouvons échapper au débat sur la situation internationale dont la gravité est sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale. Mais nous verrons que cette guerre dite «contre le terrorisme» est complexe et n'a pas ses racines que dans l'islamisme intégriste.
La formule «le capitalisme c'est la guerre» trouve en la circonstance sa pleine signification.

La toute puissance impérialiste US fragilisée

Nous sommes entrain de vivre dangereusement les contradictions du capitalisme avec la fragilisation, dont personne ne soupçonnait il y a encore un mois, de l'impérialisme le plus puissant de la planète. En effet les attentats dignes des vidéo-fiction du 11 septembre aux États-Unis ont stupéfié le monde entier à la fois par le côté spectaculaire, presque surréaliste et à la fois par l'ampleur de la tragédie.
Qui pouvait imaginer que l'arrogante Amérique pouvait à ce point être vulnérable ?

Elle qui viole la confidentialité des communications par la mise sur écoute de la planète entière pour surveiller ce qui s'y passe;

Elle qui dicte sa loi aux organismes internationaux civils et militaires, quand elle ne les bafoue pas, tout en s'arrogeant le droit de ne pas payer ses contributions de fonctionnement à ceux-ci comme l'ONU;

Elle qui «fabrique» des régimes «démocratiques» et les met en place après intervention militaire (ce qu'elle veut faire en Afghanistan);

Elle qui domine les marchés, les investissements à l'étranger (par ses entreprises et groupes transnationaux, ses fonds de pension….);

Elle qui veut imposer au monde ses OGM, ses viandes aux hormones, qui veut acheter “son” droit à la pollution à des pays du tiers monde ;

Elle, enfin, qui s'arroge le rôle de gendarme du monde avec, à son actif, un vingtaine de guerres et autres interventions militaires au cours des trois ou quatre dernières décennies.

Pour le peuple des états Unis qui n'a jamais connu de guerre sur son propre territoire, mais surtout avec la religiosité de son éducation et sa culture d'invulnérabilité, de suprématie du monde occidental, le traumatisme psychologique est d'autant plus profond, ce qui ne signifie pas modification des consciences. C'est l'aboutissement de la pensée unique poussée à son paroxysme mais qui vole en éclats sous les contradictions liées à la nature même du capitalisme.
Les évènements tragiques pour les 6000 victimes du 11 septembre sont la conséquence de ces contradictions.

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La désignation des coupables

Dès le lendemain des attentats, les États-Unis décidaient d'attaquer l'Afghanistan, tout en désignant le coupable, comme responsable des actes terroristes à savoir, Oussama Ben Laden, richissime capitaliste saoudien accusé d'être le financeur des réseaux islamistes.
Tout a semblé se passer comme si la guerre dans cette région avait été programmée sans véritable rapport avec les événements du 11 septembre, ceux-ci n'étant que le facteur déclenchant, le prétexte attendu pour agir. Beaucoup d'interrogations allaient être posées à cet effet. Alors que les États-Unis ont la maîtrise des écoutes téléphoniques de la planète entière, il est pour le moins curieux que des attentats aussi spectaculaires et meurtriers aient pu aboutir ?
La promptitude avec laquelle les États-Unis ont désigné le responsable et le pays à attaquer du fait de son hospitalité à Ben Laden, mais sans délivrer les preuves détaillées, est à la fois troublante et éclairante.
Depuis le 11 septembre d'ailleurs, les États-Unis n'ont toujours pas communiqué les preuves tangibles sur lesquelles ils se sont appuyés pour déclarer la guerre à l'Afghanistan, se contentant de distiller des informations sur la connaissance des kamikazes et des comptes bancaires des réseaux islamistes incriminés. Et c'est là que l'on trouve à nouveau des éléments de contradictions capitalistes. En effet, Oussama Ben Laden et les Talibans ont été les instruments des États-Unis formés et financés par ces derniers et leurs alliés comme la Grande-Bretagne, pour combattre les soviétiques et la révolution démocratique afghane à l'époque. À cet égard d'ailleurs, il convient de rectifier un amalgame qui est fait entre l'intervention soviétique de l'époque et celle des anglo-étasuniens aujourd'hui. Selon un pacte d'amitié et de solidarité avec la Russie, renouvelé sous l'URSS, les soviétiques étaient intervenus à la demande du gouvernement afghan pour l'aider à combattre les bandes islamistes opposées au régime progressiste du moment, qui avait commencé la laïcisation de l'éducation, l'arrêt du port du voile pour les femmes, le développement des services publics, de la santé etc. … où les femmes avaient pris une part importante. Et qui étaient les opposants au développement progressiste de l'Afghanistan ? Eh bien ! c'étaient les Talibans (Afghan-étrangers) les Ben Laden, les Massoud, soutenus et financés par les États-Unis via des pays islamistes comme l'Arabie Saoudite, le Pakistan etc. ... Massoud qu'on a porté aux nues ces dernières semaines après sa mort n'était guère différentiable de Ben Laden au regard de l'oppression et de la répression du peuple afghan. Mais l'impérialisme qui a besoin de renforcer son emprise avait fait le choix de lâcher Massoud rejeté par les Talibans pour soutenir ces derniers sous le harangue de Ben Laden et des pays islamistes déjà cités.
Le capitalisme engendre toujours quelque part une «bête immonde» dont il se sert dans les moments de crises exacerbées. Ainsi le capitalisme a-t-il enfanté Hitler dans les années trente, ainsi aujourd'hui il enfante Ben Laden pour cristalliser sur lui tous les dangers islamistes, réels ou inventés, alors que la situation est beaucoup plus complexe, si l'on veut bien se rappeler qu'avant tout c'est le système capitaliste lui-même qui est directement en cause. Ben Laden n'existe que par la volonté du Capitalisme dans une situation où les forces révolutionnaires décimées ont fait place aux intégrismes religieux sur fond de chômage et de misère.

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Besoins de redéploiement du capitalisme

Le capitalisme a besoin de se redéployer et la guerre est un des moyens expérimentés d'y parvenir. Ainsi, la lutte contre le terrorisme constitue une réelle opportunité pour les États-Unis d'accéder de plein pied dans une zone stratégique en vue du contrôle des oléoducs entre l'Asie Centrale et l'océan Indien, surveiller la Russie (pour qu'elle fasse réellement sa mutation capitaliste), pointer la Chine en tant que concurrent potentiel sur les marchés, étendre la guerre aux pays réputés anti-américains comme l'Irak, l'Iran, la Syrie, voire le Liban, recentrer les gouvernement des pays islamiques pro-occidentaux mais fragiles comme l'Arabie Saoudite, le Pakistan….
George W. Bush a prévu une guerre de dix ans et a déclaré: «Ceux qui ne seront pas avec nous seront contre nous !»
Il ne faut pas prendre à la légère ces déclarations, elles risquent malheureusement de se vérifier au fil des événements. Mais que lui répond d'autre Ben Laden quand il lance à l'adresse des États-Unis et de ses alliés: «Je jure devant Dieu que l'Amérique ne connaîtra plus jamais la sécurité, tant que la Palestine sera occupée et tant que les armées occidentales athées ne quitteront pas les terres saintes!» Cela aussi n'est pas à prendre à la légère, parce que Ben Laden agissant pour le compte des puissants intégristes islamistes dont il fait partie, sait qu'il a un réservoir de sympathies considérables de populations miséreuses de par le monde, et pas seulement dans les pays du Sud, l'orient ou l'Asie…..
La déstabilisation de régions voire de pays entiers, les frustrations inhérentes à la pauvreté due au poids insupportable de la dette des pays du sud, le trafic d'armes, les flux d'argent sale couverts par les paradis fiscaux dont bénéficient d'ailleurs autant les mafieux occidentaux que les réseaux de Ben Laden sont autant d'éléments qui peuvent se cristalliser pour dégénérer en conflit durable et immaîtrisable.
Mais d'un autre côté, que dit G.W.Bush quand il lance son appel à une croisade du “Bien conte le mal”, quand il parle de nouvelle guerre du XXIe siècle ? Comme on le voit, la situation est extrêmement grave d'autant que la guerre engagée en Afghanistan est d'ores et déjà prometteuse de catastrophe humanitaire pour les population afghanes.

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La guerre et les enjeux économiques

Notre analyse de la situation serait incomplète pour exprimer les contradictions capitalistes, la crise et les recours à la guerre si nous n'abordions pas les enjeux économiques avec la mondialisation.
Au cours des dernières décennies nous avons assisté à d'autres crises que le capitalisme a pu résoudre ou colmater par des guerres ou interventions militaires courtes, limitées. Il n'empêche qu'à chaque crise le capitalisme a été marqué: certains pays impérialistes comme le Japon ou la Corée du Sud, ont été fragilisés d'autant que le développement de la mondialisation avec la libre circulation de capitaux, accentue les affrontements pour la conquête des marchés. C'est la guerre économique.
L'offensive de l'impérialisme nord-américain a pour but de réagir contre un terrorisme lui-même engendré par le capitalisme, mais aussi contre la montée en puissance de ses rivaux et particulièrement l'Union européenne. En effet, selon les experts en économie politique, les États-Unis qui détiennent aujourd'hui un quart (25%) du produit mondial brut, régresseraient à un dixième du PMB si aucun correctif n'était apporté dans la “répartition des marchés, d'ici 2020.
La guerre est donc la voie choisie par les États-Unis pour maintenir leur hégémonie mondiale et donc avoir la maîtrise de la course aux profits de leurs monopoles grâce à une stratégie visant à une recolonisation du Tiers Monde et à une satellisation des États impérialistes rivaux dont l'Union européenne.
C'est pourquoi les États-Unis ont rejeté toute coalition militaire avec l'Union européenne, sollicitant seulement un soutien sans concertation, en matière logistique et humanitaire, de façon à pouvoir faire une guerre à «huis clos», où la désinformation et le bourrage de crâne américains sont distillés par les médias au ordres, en Amérique comme en Europe.
Même si les dirigeants européens (dont la France, premier État à être allé prêter allégeance à G. W. Bush) sont aux ordres au nom de la solidarité intra-capitaliste, cette situation n'est pas sans provoquer de profondes contradictions où des relents anti-américains commencent à percer dans les populations - et pas seulement dans les pays islamiques - et où les bourgeoisies notamment européennes s'inquiètent des volontés hégémoniques des États-Unis.
Un récent sondage commandité par le journal l'Humanité faisait ressortir que 66% des français approuvaient les frappes américaines en Afghanistan. Outre le caractère ambigu sinon orienté des questions posées, sans parler de l'étonnement qu'un journal du PCF puisse se prêter à de telles manipulations dignes de la réaction, faut il rappeler que les population subissent régulièrement l'intox des médias de la bourgeoisie et ce d'autant plus accentué en période de crise grave.
Soixante-six pour cent des Français pour les frappes américaines ? Au début des années 1940 sous l'occupation nazie, une majorité de français était “Pétainiste”. La bourgeoisie collaborationniste, au service du Capital avait su trouver les moyens pour toucher la population (outre la radio) par des prospectus distillant favorablement les discours et slogans de Pétain. Les slogans du Maréchal avec sa photo en prime étaient remis aux enfant via les écoles et les églises pour pénétrer chaque foyer…. Cela n'empêcha pas le peuple français de se ressaisir et de se libérer grâce à la Résistance. Pour mémoire, à ceux qui l'auraient oublié!
Si les événements du 11 septembre 2001 ont précipité le mouvement de dégradation internationale avec le risque de guerre mondialisée, les indices caractérisant les contradictions capitalistes se sont accentuées depuis plus d'un an, avec les fluctuations boursières à la baisse (plus de 40% depuis le début de l'année) l'effondrement des taux de croissance des différents pays développés, le regain du chômage (particulièrement spectaculaire aux États-Unis), une récession économique latente qui, après avoir atteint le Japon, puis les États-Unis est en train de gagner l'Europe. On est en présence du phénomène de suraccumulation de capitaux en mal de placement à des taux spéculatifs et à une surproduction des pays riches qui n'a cessé de croître au point de saturation des marchés en particulier dans les secteurs de nouvelles technologies.

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Le coût de la politique néolibérale et de la guerre

Cette politique néolibérale coûte, en premier lieu, très cher aux travailleurs, aux populations modestes et à fortiori aux populations du tiers monde qui croulent sous la dette. Au cours de l'année écoulée, avec une pression inouïe, la mondialisation capitaliste s'est attaquée frontalement à la fois aux patrimoines nationaux par le biais des privatisations des secteurs publics rentables (aucun pays n'étant épargné) et aux acquis sociaux des travailleurs par la déréglementation des droits du travail, par la précarisation de l'emploi liée au développement du chômage, l'abaissement du pouvoir d'achat des salariés et retraités, la remise en cause des protections sociales avec des conséquence souvent dramatiques des population modestes qui n'ont pas les moyens de se soigner.
Avec la guerre d'un type nouveau et durable, nous entrons dans une ère de grave instabilité aux plans économique et social et une situation de tous les dangers pour la démocratie et les libertés fondamentales, le développement du racisme et de la xénophobie. C'est toujours en période de crise grave ou de guerre, où les mouvements sociaux sont stigmatisés, les organisations fragilisées, que les libertés fondamentales sont attaquées voire confisquées.
La récession, que l'on essaie de contenir, notamment aux États-Unis par l'interventionnisme des fonds publics d'État, risque de s'installer durablement.
On peut noter en effet que l'État, critiqué et vilipendé par la bourgeoisie capitaliste (le patronat en général) en temps normal, et ce, dans quelque pays que ce soit, est vite réhabilité en période de sinistre, de récession et de guerre.
Dès le lendemain des attentats, le gouvernement des États-Unis a débloqué plus de 120 milliards de dollars sous forme de réductions d'impôts aux entreprises d'aides directes aux compagnies aériennes etc. ... (Cela faisant dire d'ailleurs aux gouvernements des pays européens que cela allait constituer une concurrence déloyale à l'encontre des autres compagnies aériennes).
En Europe, l'Union européenne décidait d'assouplir sa position à l'égard des politiques budgétaires des États membres, c'est à dire un desserrement des contraintes liées au Pacte de stabilité. Car en effet la guerre est là avec l'aide exigée des États-Unis de la part des pays européens, une aide qui va bien entendu avoir un coût colossal mais dont il est impossible de mesurer l'ampleur en ce moment.
C'est dans ce contexte de récession, de guerre économique engagée depuis plusieurs années que l'on assiste au krach des compagnies aériennes dont le plus spectaculaire est la «Swissair» il y a quelques jours, où là encore c'est l'État de ce pays qui est intervenu à coups de milliards pour renflouer - pour combien de temps ? - la compagnie.
En France, l'État, engagé totalement aux côtés des États-Unis en Afghanistan va devoir faire face aux problèmes immédiats et à terme:

Le coût financier de la guerre en Afghanistan, mais aussi des mesures dites anti-terroristes (vigipirate renforcé, surveillance des sites nucléaires…);

La dégringolade boursière avec, comme conséquences actuelles : la perte de 40% de la valeur des entreprises depuis le début de l'année c'est-à-dire moins d'investissements, des fermetures d'entreprises ou délocalisations (35% depuis le début de l'année);

Une nouvelle baisse du taux de croissance que l'INSEE prévoit à moins de 2%;

D'où une remontée du chômage qui se manifeste depuis plusieurs mois pour atteindre aujourd'hui plus de 9% de la population active.

Or, les premières réactions du gouvernement traduisent bien la phase d'austérité dans laquelle nous sommes entrés, avec toutes les incertitudes des conséquences directes et indirectes de la guerre ; mais une austérité qui ne touchera pas tout le monde de la même façon. C'est la continuité de la politique dite du traitement social de l'emploi et du chômage par l'injection de crédits publics en soutien aux entreprises et aux actionnaires institutionnels.
Voyons les mesures essentielles engagées ou annoncées :

Plus de 100 milliards de francs prélevés sur la Sécurité sociale pour payer les 35 heures. Dans le même temps les déremboursements de médicaments sont d'une telle ampleur qu'ils mettent en cause l'accès aux soins de dizaines de milliers de personnes. Les patrons grognent mais de plaisir….

Création dès cette année de 80.000 CES et 20.000 stages d'insertion supplémentaires pour «lutter contre le chômage» qui repart en flèche. Les patrons sont contents car, directement, ils vont bénéficier d'une main d'œuvre à bon marché et indirectement d'une modération voir diminution des impôts et taxes liés aux couvertures sociales;

Versement d'une rallonge de 500 F sur la prime de l'emploi (PPE) voire un doublement en 2002 en tant que mesure de soutien à la consommation. C'est encore du «tout bénéfice pour les entreprises».

Aide aux chômeurs et retraités modestes: les patrons sont toujours contents, car on ne touche toujours pas à leurs cotisations sociales sur les richesses produites pour améliorer les conditions d'emploi, les indemnités de chômage et les retraites.

Et pour faire bonne mesure, le projet de budget 2002 présenté par Laurent Fabius prévoit certes quelques allègements fiscaux pour les ménages (dérisoires par rapport à ceux des grandes entreprises et des spéculateurs financiers) mais poursuit l'application de la suppression de la surtaxe Juppé (9 milliards de francs) et de la taxe professionnelle pour également près de 9 milliards.

Enfin des aides fiscales supplémentaires sont annoncées par le gouvernement pour les entreprises qui investissent.

Autrement dit, toutes mesures destinées à prévenir la récession (ce qui n'est pas évident, car le gouvernement prévoit ces mesures sur la base d'un taux de croissance en chute libre, 1,5 à 1,8% selon l'OCDE , en 2002) ne régleront en rien fondamentalement les problèmes économiques et sociaux. La récession est liée pour une grande partie aux critères de rentabilité maximum qui doivent répondre aux exigences toujours plus marquées des actionnaires (une entreprise qui «dégraisse» son personnel voit sa cotation en bourse monter en flèche, alors qu'une entreprise qui embauche est plutôt boudée par les actionnaires potentiels), et simultanément au ralentissement, voire dans certains secteurs, l'abandon d'investissements productifs indispensables au développement économique et social.
La solution rentable d'un gouvernement qui se réclame de gauche, devrait procéder de la reprise (nationalisation sans indemnisation) des entreprises qui ferment ou sont délocalisées. Or, la pratique du gouvernement Jospin - en bon gestionnaire du Capital - est tout le contraire : il vend le patrimoine national (privatisation des entreprises publiques avec remise en cause des acquis sociaux des personnels), il participe à la liquidation des entreprises privées rentables (grâce à sa loi de modernisation sociale), et toutes ses mesures d'aides prises depuis cinq ans (traitement social de l'emploi, du chômage etc. …) ne font que contribuer à pérenniser la spéculation financière des actionnaires institutionnels, tandis que se dégrade de plus en plus la situation économique et sociale pour les populations laborieuses.
Mais finalement qui paie ces aides gouvernementales au Capital ? Ce sont les contribuables (impôts), les assurés sociaux (cotisation sociales) et les consommateurs (TVA), c'est-à-dire plus de 80% de la population active et retraitée où les travailleurs y assurent un lourd tribut. Pendant ce temps, les gros actionnaires, les PDG et la grande bourgeoisie capitaliste s'engraissent de façon insolente. Comme un malheur ne vient jamais seul, la facture ne va pas s'arrêter là pour le monde du travail, les chômeurs, les précaires, les retraités; en effet le passage à l'Euro, au 1er janvier prochain, ne va pas se faire sans douleur; on commence déjà à en ressentir les premières conséquences, avec la valse des étiquettes des produits de consommation, mais aussi des tarifs publics. Le passage à l'euro va constituer immédiatement une véritable dévaluation des monnaies qui va profiter, encore une fois au Capital financier à la spéculation financière - Par contre le salarié, le retraité, le chômeur, lui, va «morfler» au moins quatre fois simultanément:

  1. Par une dévaluation insidieuse de la monnaie;

  2. Par une augmentation scandaleuse des prix à la consommation et des tarifs publics (valse des étiquettes);

  3. Par le coût «technique» du passage à l'euro: les arrondis, les aides de l'État aux entreprises payées par les contribuable, les chèques payants etc. …

  4. Par le blocage des salaires et pensions (sous réserve de mesurettes aux plus démunis).

 

Les luttes des travailleurs sont incontournables pour faire échec à toute cette violence militaire et économique du Capital.

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Autres interventions militaires

Pays bombardés par les États-Unis depuis Hiroshima et Nagasaki: Chine (1945-46), Corée (1950-53), Chine (1950-53, Guatemala (1954), Indonésie (1958), Cuba (1959-60), Guatemala (1960), Congo (1964), Pérou (1965), Laos (1964-1973), Vietnam (1961-1973), Cambodge (1969-1970, Guatemala (1967-69) Grenade (1983), Libye (1986), Salvador (années 80), Nicaragua (années 80), Panama (1989), Irak (1991-2001), Soudan (1998), Afghanistan (1998) Yougoslavie (1999) - Afghanistan (2001)

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Pacte d'amitié et de solidarité avec la Russie

 Deux traités d'amitié et de solidarité mutuelle ont été signés entre les deux pays ; le premier en mai 1921 et le second en 1978.

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Nouvelles technologies

 Président de «Croissance Plus» association d'entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies, l'informatique et Internet, Sylvain Forestier déclare (15.10.01): «Je ne pense pas qu'il y ait de rebond économique avant la fin du premier semestre 2002…. Il faudra même peut-être attendre plus longtemps…. Ce qui veut dire gel des embauches suppressions d'emplois, fermetures de sites…»

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Dégringolade boursière

 Les salariés actionnaires de leur entreprise ont subi eux aussi - cela va sans dire - les effets de la Bourse en perdant 40% de leur patrimoine boursier depuis le début de l'année. Ils sont près de 2 millions, mais beaucoup, font l'amère découverte que malgré les mécanismes de décote fiscale, ce n'est pas le «Pérou», surtout que certains, non seulement ont perdu 40% de leur «portefeuille», mais ont perdu leur emploi. Comme on le voit l'association Capital-Travail, cela ne fait pas bon ménage!

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Dernière modification : 27 juillet 2003