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 Paris le 16 juillet 2003

OFFENSIVE GOUVERNEMENTALE

CONTRE L’ÉPARGNE POPULAIRE

 

 

Le gouvernement CHIRAC - RAFFARIN s’apprête à attaquer l’épargne populaire. Annoncé par les médias ces dernières semaines, le taux de rémunération du Livret A passerait de 3 à 2,5%, et celui du LEP (Livret d’Épargne Populaire) de 4,25 à 3,5%. Mais d’autres mesures non moins importantes sont envisagées :

- La déréglementation de la fixation du taux qui serait désormais opéré en référence aux taux courts des marchés financiers eux-mêmes fixés par la BCE (Banque Centrale Européenne) Actuellement ces taux sont particulièrement bas pour rendre moins cher le crédit aux investisseurs.

- La baisse des commissions versées par l’État aux réseaux collecteurs de 0,2%. Ces réseaux sont : la Poste et les Caisses Épargnes Écureuil qui reçoivent respectivement 1,5 et 1,2% des fonds collectés. Le but du gouvernement est de réaliser une économie d’environ 1 milliard d’€uros sur le budget de l’État.

C’est durant la période des vacances d’été que le gouvernement choisit de mettre en œuvre ces mesures, c’est à dire au moment où il escompte que la protestation et la vigilance ont le moins de chance de s’exprimer efficacement.

A l’inverse de ce qu’affirment le gouvernement et le patronat, ce ne sont pas seulement des ajustements administratifs et techniques. Les buts sont évidemment financiers, mais aussi économiques et politiques. Outre que ces mesures visant à drainer de nouvelles ressources vers la spéculation boursière et la consommation (ce qui n’est pas démontré d’après les précédentes expériences), il ne s’agit rien de moins que : d’un détournement de fonds par l’État, d’asseoir la logique de la politique de construction et de gestion des logements sociaux sur celle du marché, c’est-à-dire une privatisation intégrale du parc du logement social, de préparer, par un faisceau de mesures, dont celle-ci, la privatisation des services financiers collecteurs de l’épargne réglementée, La Poste (les services financiers) et l’Écureuil (banque mutualiste).

Les conséquences de ces mesures 

 

La baisse de la rémunération de cette épargne affectera substantiellement et en premier lieu l’épargne des milieux populaires pour lesquels elle fonctionne comme une réserve qui doit être rapidement mobilisable (donc très liquide et non bloquée comme celle de la plupart des produits de la Bourse), notamment dans cette période de contexte dégradé de l’emploi et d’aggravation du chômage.

En outre, avec la nouvelle règle de fixation du taux, celui du livret A baissera systématiquement quand la BCE baissera ses taux courts, c’est-à-dire au moment où l’économie et l’emploi vont mal, et donc au moment où les salariés ont le plus besoin de leurs réserves pour affronter la baisse de leurs revenus.

A priori, et c’est l’argument principal de la droite, la cohérence technique est bien assurée : s’il y a baisse du taux rémunérateur du livret A, il y aura baisse du taux de crédit (débiteur) des prêts aux HLM pour la construction de logements sociaux, et donc plus de constructions. Mais une baisse du taux du livret A entraîne quasi-mécaniquement et d’abord une "décollecte" massive : en 1996 et 1998, la baisse du taux avait provoqué une chute de la collecte sur le livret A de 15 milliards d’euros (100 milliards de francs). Autant de milliards orientés vers des placements spéculatifs type valeurs mobilières et assurance vie, et donc, moins de fonds disponibles pour le logement social.

De plus, la révision désormais plus fréquente du taux du livret A entraîne l’instabilité des taux des prêts pour les HLM, ce qui n’est pas pour aider à asseoir une politique durable du logement social.

La baisse de la commission de collecte est une baisse des recettes des réseaux collecteurs, La Poste et l’Écureuil. Sous prétexte de réaliser des économies, estimées à 100 millions d’euros, c’est, en particulier, une déstabilisation financière de La Poste, service public, qui participe à la préparation de la privatisation de ses services financiers.

 

CL CGT appelle ses militants à se mobiliser pour informer, expliquer et organiser l’action avec les travailleurs, et parmi la population, contre ces mesures qui vont toucher à la fois le pouvoir d’achat des petits épargnants et à la fois la réponse aux besoins en logements sociaux.

Paris le 15-07-2003

 

 
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Dernière modification : 27 juillet 2003