« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

Accueil ] Remonter ] 48ème Congrés de la CGT ] 47ème Congrès de la CGT Mars 03 ] Non à la Guerre ] Retraites ] Santé Protection Sociale ] Social et luttes ] Collectifs Nationaux ] Conférences Internationales ] Nos Fondements ] Amis de C. L. CGT ] Archives ]

Accueil
Remonter
Dernière minute
Education Syndicale
Nos Coordonnées
Le Rassembleur : Notre revue
Sommaire
Téléchargement
Contactez nous !
Adhérer
Vers d'autres sites
Rechercher sur le site
 

Paris, le 08-06-04

NON A L'EUROPE

 

 

    A la veille des élections européennes, dont sans doute la grande majorité des citoyens est incapable de saisir la signification, l'enthousiasme des partis politiques fait plutôt profil bas.

    Pour le gouvernement Chirac Raffarin on veut esquiver les problèmes qui fâchent. Car l'opinion montre que près de 65% des électeurs souhaitent à cette occasion manifester leur mécontentement à l'encontre du Gouvernement. Quant aux partis de gauche, le Parti Socialiste veut nous faire le coup de "l'Europe sociale" en s'appuyant notamment sur le projet syndical CGT de son 47° Congrès: pour un "Statut de salarié avec une sécurité sociale professionnelle".(cf. déclarations télévisées de J. Delors, puis de F.Hollande). C'est dire jusqu'où la CGT est aujourd'hui intégrée au réformisme de la social-démocratie!

    En réalité - et c'est bien là le malheur pour les travailleurs dépourvus d'un véritable Parti  révolutionnaire de combat de classe-on assiste à une union sacrée des partis de droite et de gauche dans l'affirmation d'un projet européen contre ce qu'ils appellent "l'hégémonie américaine".

    Tout cela n'est que foutaises et billevesées : tous ont participé d'un commun accord à la création de cette Europe libérale (au départ surtout anticommuniste), tous ont adopté les Traités de Maastricht Amsterdam, le Pacte de Stabilité, la politique monétaire, l'euro, la faillite des exploitants familiaux agricoles, et avalisent les unes après les autres les directives européennes destructrices des acquis sociaux des travailleurs : statuts et conventions, privatisations, déréglementation des droits du travail, des retraites, de la protection sociale, sans compter les menaces qui pèsent sur les libertés démocratiques, droit de grève, droits syndicaux. La meilleure illustration ne nous vient-elle pas de l'accord Chirac Jospin au sommet de Barcelone, quand ce dernier était Premier Ministre, concernant la réforme des retraites, réforme concrétisée l'an dernier ?

    L’Euro qui joue à plein en faveur du monde marchand et de la finance, génère au contraire perte de pouvoir d'achat et paupérisation accrue des populations les plus démunies. L'inflation, due en grande partie à l'Euro, accentuée par la stagnation des salaires et des retraites, agissent négativement sur le pouvoir d'achat des familles.

    Les privatisations que la Commission de Bruxelles suit intensément pour la transformation libérale des services publics, aggravent le chômage, les garanties d'emploi, tout en mettant en cause la sécurité et la qualité des services.

     L'Education, la Santé, les Services de la Poste, de la Téléphonie, le Gaz, l'Electricité, les Transports, etc. Tous ces secteurs publics qui échappent en totalité ou en partie à l'exploitation capitaliste, aux appétits des actionnaires, leur devient insupportable. C'est pour cela que les grands commis du Capital (les commissaires européens) travaillent d'arrache-pied afin de poursuivre toujours plus loin et plus vite dans la libéralisation des services au sein du marché intérieur de l'Union.

    En effet, une directive européenne en voie de gestation pousse résolument à la privatisation des services publics, à développer et renforcer le dumping social fiscal et environnemental dans toute l'Union Européenne. Selon les commissaires européens (dont fait partie M. Pascal Lamy, socialiste français, ex-numéro deux du Crédit Lyonnais), il s'agit de "libérer les entreprises de services". Cette directive met en oeuvre deux mesures néo-libérales assassines:d'une part celle du pays d'origine qui permet à une entreprise d'opérer dans un pays étranger sans adopter les conditions légales ou réglementaires de travail du pays d'accueil et d'autre part, sous couvert de simplifications administratives, la suppression des obligations liées à l'établissement des prestations de services. Par exemple, une entreprise polonaise pourrait s'installer en France avec des travailleurs polonais en appliquant les conditions salariales et sociales de Pologne et non les conditions de travail de la France. C'est une véritable incitation au dumping fiscal et social, pour le plus grand profit du Capital. Enfin, cette directive dépasse une précédente directive visant à instaurer un Service d'Intérêt Général (SIG) déjà inquiétante pour les services publics.

    La construction d'une Europe libérale ne peut se concevoir, dans le logique capitaliste, sans mesures et dispositifs anti-démocratiques, c'est-à-dire, répressifs, voire militaires.

    L'UE a déjà donné lieu à de multiples confrontations entre manifestants alter et anti-mondialistes et forces de police aux ordres du Capital. Les forces de police sont utilisées à des opérations dites "anti-terroristes" (cf. Vigipirate), tout en sachant que les participants aux mouvements sociaux sont considérés comme des ennemis potentiels de la bourgeoisie capitaliste. La classe ouvrière de n'importe quel pays d'Europe n'a rien à attendre de bon d'une armée européenne dont on nous rebat les oreilles, qu'elle serait nécessaire pour contrer les Etats Unis. Si l'impérialisme nord-américain peut être considéré comme la première puissance impérialiste du monde militairement, l'UE en construction se fonde sur les mêmes critères hégémoniques de recolonisation des territoires perdus, ou de colonisation de ceux qui restent à conquérir.

 

NON A L'EUROPE CAPITALISTE

 

Non au projet de constitution européenne ;

Non à une armée impérialiste européenne, retrait de l'OTAN .Retrait des territoires occupés ;

Défense et amélioration des Services Publics, voire renationalisations ;

Harmonisation des droits démocratiques et sociaux sur les acquis les plus élevés ;

Non aux délocalisations, au dumping social et fiscal ;

Défense des droits des travailleurs français et immigrés à égalité.

Paris, le 08-06-04

 

 
Accueil Dernière minute Education Syndicale Nos Coordonnées Le Rassembleur : Notre revue Sommaire Téléchargement Contactez nous ! Adhérer Vers d'autres sites Rechercher sur le site
Pour toute question ou remarque concernant ce site
  agnes.clcgt@wanadoo.fr
Dernière modification : 11 juin 2004