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Appel
à un Front Uni
Préambule
Réunie en Assemblée Générale le 27 novembre 2004 à Paris, après avoir
procédé à l’analyse politique, économique et sociale de la situation, l’Association
« Continuer la CGT » décide de lancer un Appel à la constitution d’un
Front Uni du syndicalisme révolutionnaire de lutte de classe et de masse.
Le Front Uni a pour but de regrouper tous les pôles d’opposition et de
résistance à la mutation réformiste de la CGT, avec deux objectifs
essentiels :
Regrouper les militants, les syndicats de base ou Unions en un rapport de
force professionnel, inter-professionnel, local, départemental, national,
aux fins de restituer à la CGT ses concepts originels et sa pratique de
syndicalisme de lutte de classe et de masse.
Contribuer au développement et au renforcement de la lutte contre le
Capital (patronat-gouvernement) tant au plan national qu’international.
Analyse
Nous sommes en régime capitaliste où règne la propriété privée des
grands moyens de production et des banques, où les rapports sont basés sur l’exploitation
de l’homme par l’homme.
Le fonctionnement du système capitaliste est fondé sur la recherche du
profit maximum et de l’accumulation du capital au mépris de toute logique
humanitaire, écologique et sociale.
Pour répondre durablement aux graves problèmes de société d’aujourd’hui,
les solutions ne résident pas dans un quelconque aménagement du système
capitaliste, mais dans son abolition et son remplacement par la socialisation
des moyens de production et d’échange.
Le Capitalisme est traversé par une crise sans précédent depuis la
deuxième guerre mondiale, cependant que la classe ouvrière et les couches
populaires en supportent toutes les conséquences.
Au cours des dernières années, nous sommes entrés dans une ère de grave
instabilité économique et sociale, de dégradation internationale avec le
danger permanent de guerres impérialistes, de reconquêtes coloniales, les
indices caractérisant les contradictions capitalistes s’accentuent.
La mondialisation capitaliste s’est attaquée frontalement à la fois aux
patrimoines nationaux, aux biens collectifs par la privatisation, et à la fois
aux acquis sociaux des travailleurs par la déréglementation des droits du
travail, la précarisation de l’emploi liée au développement du chômage, l’abaissement
du pouvoir d’achat des salariés et retraités, la remise en cause des
protections sociales, des garanties statutaires et conventionnelles au fur et à
mesure que s’étendent les privatisations, les restructurations et
délocalisations d’entreprises…
Pris dans une crise majeure, le Capitalisme a besoin de se redéployer par la
recolonisation de pays stratégiques géo-politiquement et économiquement, par
la reconquête de nouveaux marchés, etc… et la guerre constitue un des moyens
expéditifs pour y parvenir. Sous prétexte de combattre le terrorisme, l’impérialisme
nord-américain et ses alliés européens ont fait le choix de la guerre. Si les
dividendes de la guerre (industrie d’armement, reconstruction des
infrastructures détruites, etc…) sont encaissés par les actionnaires
institutionnels et leurs multinationales capitalistes, les coûts des conflits
armés ; eux, sont supportés par les populations laborieuses des pays
agressés comme des pays agresseurs.
Les dernières élections européennes et régionales ont montré certes le
désarroi des populations face à la politique réactionnaire des
Chirac-Raffarin, mais aussi les limites pour ne pas dire l’inutilité du
« vote-citoyen » du fait de la supranationalité de l’Union
Européenne et du rôle de la Commission de Bruxelles pour l’impulsion et l’application
des politiques libérales des Etats liés à l’Europe.
Face à l’agression sans cesse plus marquée de la bourgeoisie capitaliste
dans la crise économique où les droits des travailleurs volent en éclats, les
partis de gauche et les confédérations syndicales ont trahi et continuent de
trahir la classe ouvrière par leur désertion du combat de classe.
Ainsi, la montée de l’extrême droite et sa situation parmi les premiers
partis politiques aux élections ( en France, comme dans les autres pays d’Europe,
sans parler des dernières élections présidentielles aux Etats-Unis) a-t-elle
été favorisée par la rupture entre le monde du travail dans le désarroi et
la précarité, et des organisations intégrées au système capitaliste.
En France l’extrême droite est une composante politique
ultra-réactionnaire au service du grand capital (rappelons que près de 40% des
patrons votent FN, mais aussi, plus de 20% d’ouvriers et près de 20% de
jeunes constituent l’électorat d’extrême droite.)
La droite conservatrice, pour répondre aux pressions revendicatives du MEDEF
et aux exigences européennes de Maastricht – Amsterdam – Nice, a dû
intégrer les thèmes extrémistes du FN au point que toute la politique
Chirac-Raffarin en est imprégnée : sécurité-répression,
privatisations, attaques contre la Fonction Publique, baisse des impôts pour
les plus riches, réduction voire suppression des charges sociales patronales,
liberté de licenciements, menaces contre l’école publique, liquidation des
acquis sociaux, maintien d’une armée de chômeurs pour peser sur l’emploi
et les coûts du travail, développement des « foires du travail »
pour se vendre (comme les foires aux bestiaux), manipulation-répression des
travailleurs immigrés, atteinte aux droits syndicaux et au droit de grève…
Si le discrédit a été jeté sur la classe politique en alternance de
pouvoir depuis plus de 20 ans, les syndicats et la CGT en particulier ont leur
part de responsabilité. Si la CGT avait joué son rôle historique d’organisation
de lutte de classe à la tête des mouvements sociaux pour les coordonner et les
fédérer au lieu d’accompagner les politiques gouvernementales, nul doute que
la conscience et le rapport de force des travailleurs seraient tout autre
aujourd’hui pour affronter l’ennemi de classe. Ainsi les travailleurs
paient-ils très cher l’orientation réformiste désastreuse d’une direction
confédérale et d’une aristocratie syndicale corrompues.
L’accompagnement syndical des politiques néo-libérales (nationale et
européenne) a favorisé les replis corporatistes, anéantissant du même coup
la solidarité nationale des travailleurs, tant du point de vue des
plates-formes revendicatives que de la stratégie des luttes. Les résultats
désastreux dus à l’éparpillement du syndicalisme de
« négociation » privilégiant le « dialogue social »
empoisonné face au combat de classe flamboyant que mènent impitoyablement le
patronat et le gouvernement.
Depuis décembre 1995 où la direction confédérale avait privilégié la
négociation du plan Juppé (21-12-95) au lieu de la grève générale pour
exiger son retrait, les travailleurs n’ont cessé de prendre des coups à
travers les réformes et privatisations destructrices des acquis sociaux :
déréglementation des droits du travail avec les lois Aubry, aggravation de ces
lois avec Raffarin- Seillières, capitulation sur la réforme des retraites, de
l’assurance maladie, de l’assurance chômage, accompagnement du gouvernement
sur l’épargne salariale, antichambre des fonds de pension, signature de l’accord
sur le droit de grève à la SNCF, après la RATP, menaces sur les garanties
statutaires et conventionnelles, etc.…
Redonner confiance aux militants, aux travailleurs
En conséquence, il faut redonner confiance aux militants et aux travailleurs
dans leur capacité d’action pour faire reculer le Pouvoir et le
Patronat :
Les aider à prendre conscience de leur communauté d’intérêts en se
saisissant de toutes leurs revendications professionnelles,
interprofessionnelles, économiques, sociales, démocratiques pour en faire
des objectifs de lutte ;
Impulser la ré appropriation par les travailleurs avec leurs syndicats
de base des plates-formes revendicatives offensives au lieu de subie les
simulacres de négociation sur les réformes initiées par le gouvernement
et le patronat ;
Organiser partout des Comités de vigilance et de lutte susceptibles d’intervenir
à tout moment contre les actions de délinquance patronale, mais aussi pour
préparer les conditions de la grève générale qui sera, à un moment ou
à un autre incontournable pour casser le processus capitaliste de recul de
civilisation ;
Ouvrir des perspectives crédibles de changement de société dans
lesquelles les travailleurs puissent ancrer leurs luttes quotidiennes,
notamment en dénonçant et en combattant l’Union Européenne libérale,
destructrice, des acquis sociaux et par conséquent, en rejetant le projet
de Constitution Européenne ; en travaillant à l’élaboration et à
l’impulsion d’un programme d’action fondé sur la socialisation des
grands moyens de production, et d’échange, le service public, la
souveraineté nationale.
Dans un monde où les sociétés transnationales et le grand capital
financier exploitent les travailleurs avec des moyens et des méthodes de plus
en plus inspirés de l’esclavagisme, fût-il « moderne »,
oeuvrant à les mettre en concurrence entre eux, le syndicalisme d’aujourd’hui
doit être de « combat de classe » et profondément
internationaliste. Il doit recréer les liens organiques et fraternels entre
les travailleurs métropolitains et ceux d’origine immigrée, entre les
travailleurs des différents pays.
Ces liens sont d’autant plus nécessaires à recréer et/ou consolider,
que la bourgeoisie capitaliste sait opportunément se servir de la peur
terroriste liée à l’intégrisme religieux, qu’elle utilise à des fins
de division des travailleurs français-immigrés pour mieux les isoler et les
exploiter.
Le syndicalisme de lutte de classe CGT dont les travailleurs ont besoin,
incontournable pour battre le Capital, doit se dégager immédiatement de la
Confédération Européenne des Syndicats, (CES) dont le rôle est d’accompagner
la politique néo-libérale de l’Union Européenne (traités de Maastricht
– Amsterdam – Nice, approbation du projet de Constitution européenne etc.…)
tout en dévoyant les luttes décisives contre le Patronat et les
gouvernements.
Désastres du syndicalisme rassemblé, de négociation
De tels objectifs ne peuvent être développés, mis en œuvre et atteindre
leur but avec les orientations et les pratiques réformistes de la CGT d’aujourd’hui.
Le syndicalisme « rassemblé » mis sur les fonts baptismaux à
l’occasion du 45ème Congrès (décembre 1995) est une antinomie
de l’unité proclamée. L’unité se forge sur la base d’un programme d’action
avec les travailleurs en lutte et non par une addition des états-majors
syndicaux porteurs de concepts revendicatifs aussi divers que contradictoires.
La CGT épousant ces concepts « rassemblistes » non seulement
trahit ses fondements historiques, mais, tout aussi grave, elle leurre les
travailleurs dans leur combat dévoyé contre la bourgeoisie capitaliste.
Le syndicalisme « de négociation », complémentaire au
syndicalisme « rassemblé » avalisé au 46ème Congrès
CGT (février 1999) et activement mis en pratique par les instances de la CGT
à divers niveaux a montré depuis, les résultats désastreux subis par les
travailleurs, les retraités, les précaires et les sans emploi. Le
syndicalisme « de négociation », sans plate forme revendicative
nationale sur les fondamentaux, abandonnée lors des derniers congrès
confédéraux, laisse ainsi l’initiative du combat de classe au Patronat et
au gouvernement, sur la base de leurs projets de réformes. Cette culture
syndicale réformiste a prouvé historiquement sa nocivité à l’égard des
intérêts individuels et collectifs des travailleurs ; elle doit être
dénoncée, combattue et rejetée, en rappelant que l’initiative de la
négociation dévolue aux syndicats doit être le résultat du rapport de
force favorable aux travailleurs, créé par l’action, et le plus souvent
par la grève générale.
La Confédération veut conclure en force
Loin de tirer les enseignements critiques d’une décennie de mutation
réformiste en développement, la Direction Confédérale, s’appuyant sur
les éléments transformateurs de l’organisation, votés au 47ème
Congrès CGT (mars 2003) veut conclure en force à l’approche du 48ème
Congrès dans un an et demie.
Les actions transformatrices de la CGT ont commencé depuis des années par
des mesures et comportements où la démocratie syndicale a été souvent
éjectée des réunions, des congrès ou même entre simples relations
militantes.
La grande majorité des directions fédérales, des unions
Départementales voire des Unions Locales, ont plus progressé dans la
mutation réformiste par des actions coercitives que par la stricte
application du débat démocratique. Ainsi, les directions sont-elles d’ores
et déjà passablement épurées des militants contestataires de la ligne
réformiste. Cette situation n’est bonne ni pour le syndicalisme lui-même,
ni pour la défense des intérêts des travailleurs, car elle constitue
objectivement un point d’appui pour la Direction Confédérale.
Le Comité Confédéral National (CCN) de la CGT du 30 septembre 2004
confirme, s’il en était besoin l’analyse de la situation et la volonté
confédérale d’accélérer le processus de mutation réformiste cette
fois-ci non plus dans la théorie des votes de congrès mais dans la mise en
œuvre pratique sur le terrain.
D’emblée le secrétaire général de la CGT dans une intervention
« musclée » déclare en rappelant deux résolutions de congrès
et que des décisions de congrès sont faites pour être appliquées :
« L’une intègre une charte de la vie syndicale et engage à
poursuivre les réflexions sur les transformations de la CGT ; l’autre
doit nous conduire à un nouveau système de répartition des cotisations
syndicales et à l’élaboration d’un nouveau système de reversement
simple, transparent, efficace et structurellement solidaire. Ces deux
chantiers sont indissociables et doivent être menés de concert… »
Jouant par ailleurs sur les évolutions du travail, des entreprises, du
salariat et de la faiblesse du taux de syndicalisation des travailleurs, le
leader CGT ajoute :
« Tous ces bouleversements justifient et nécessitent une
modification de nos structures syndicales et de nos méthodes de
travail. »
Pas un mot sur la stratégie des luttes liées au syndicalisme de
négociation qui est la cause première de l’échec retentissant sur tous
les plans des actions ouvrières depuis une décennie.
Le Front Uni que CL-CGT appelle à constituer s’assigne les deux
objectifs mentionnés au préambule ci-dessus.
Or, à l’approche du 48ème Congrès CGT, loin d’une
apparence technique, la démarche confédérale incitative à accélérer les
restructurations de la CGT avec sa refonte d’un nouveau système de
reversement des cotisations est au contraire éminemment politique voire
idéologique (réformiste).
C’est la liquidation du fédéralisme historique de la CGT qui, sous
réserve d’adaptation à l’évolution des professions, est la
structuration garantissant les concepts du syndicalisme de classe et de masse,
qui prend en compte les intérêts individuels et collectifs des travailleurs
sans discrimination d’opinion, de catégorie professionnelle ou de situation
sociale. Ce qui n’est déjà plus le cas aujourd’hui avec le morcellement
des structures, le particularisme des catégories voire le localisme des
organisations, qui rejaillissent négativement sur la coordination, la
solidarité, l’efficacité des luttes.
Quant à la constitution d’un nouveau système de reversement des
cotisations aux nouvelles structures syndicales, c’est un élément décisif
de l’aboutissement de la mutation réformiste de la CGT : avoir la
maîtrise confédérale des moyens de peser politiquement sur les nouvelles
structures afin d’asseoir la pérennité du syndicalisme réformiste.
Tout le rapport du secrétaire général de la CGT au CCN du 30 septembre
est imprégné de ces préoccupations :
· Transformation des structures de la CGT pour
adaptation d’un syndicalisme rassemblé (voir le commencement de fusions
syndicales CGT-CFDT qui se multiplient) intégré à l’Europe libérale via
la CES ;
· Financement avec abondement patronal, des
structures syndicales (dans la logique du syndicalisme intégré au système
capitaliste).
· Centralisation de la gestion des moyens
financiers avec sans doute prélèvement des cotisations syndicales par l’employeur
sur la feuille de paye (comme en Allemagne et les autres pays anglo-saxons) et
élaboration d’un nouveau système de redistribution des cotisations aux
structures, maîtrisé par la Confédération.
La plate forme de l’appel :
Les principaux points de la plate forme ci-après ne sont pas exhaustifs d’une
part, et appellent pour chacun d’eux, un contenu plus élaboré. La plate
forme pourrait faire l’objet d’une annexe à l’Appel.
 | Désaffiliation CGT de la Confédération Européenne des Syndicats
(CES) |
 | Lutte contre l’Europe libérale- Non à la Constitution. |
 | Restitution aux statuts de la CGT ses concepts de syndicalisme de lutte
de classe et de masse consacrant le combat anticapitaliste et oeuvrant à
préparer le changement de société par la socialisation des moyens de
production et d’échange. |
 | Elaboration d’une plate- forme nationale des revendications
fondamentales de la classe ouvrière : actifs, retraités,
précaires, sans emploi. |
· Couvertures sociales : sécurité
sociale –retraites -prestations familiales.
· Définition et défense du service public
(en opposition au service d’intérêt général européen soutenu par la
CES),
· Redéfinition d’une politique de
nationalisations- renationalisations,
· Fiscalité-contributions (impôts et
taxes)
· Politique de l’emploi
· Droits du travail : contenu,
garanties (code du travail -contrats- statuts et conventions…)
· Pouvoir d’achat (salaires-
retraites-indemnités chômage, autres…) SMIC à 1500 euros.
· Education – formation- laïcité
· Libertés et droits syndicaux, droit de
grève et de manifestation- délinquance patronale.
· Les travailleurs immigrés- Solidarités
internationales.
· Contre les guerres coloniales,
impérialistes.
Débat ouvert, mais urgence à agir.
Ce projet d’appel est ouvert au débat de toutes celles et tous ceux,
militants et syndicats conscients des dangers qui menacent notre culture
syndicale révolutionnaire et notre outil syndical de lutte de classe contre
la bourgeoisie capitaliste.
Face à l’offensive annoncée de la Confédération CGT –qui peut être
décisive et aux conséquences durables- il n’y a pas d’autre alternative
que de réagir contre les pourfendeurs des idées de classe qui se vendent au
Capital.
Les travailleurs ont un besoin urgent de retour à un syndicalisme vrai qui
joue son rôle parmi les masses avec des militants en prise directe dans les
luttes, et non à partir des indices de sondages bourgeois manipulés dont se
sert la CGT pour asseoir ses analyses du salariat ou établir « sa
stratégie unitaire » d’état-major.
Ainsi, l’échec à la mutation réformiste passe-t-il aujourd’hui par
un regroupement national avec réseaux locaux, départementaux voire
régionaux de militants et syndicats en dissidence de la ligne réformiste
confédérale.
Chaque militant, adhérent ou union, regroupé, constitue le commencement
du rapport de force en marche, identifié comme opposant à la mutation
réformiste. C’est de ce regroupement que pourront être prises les
« citadelles » réformistes sachant que la masse de syndiqués est
potentiellement acquise, historiquement, aux mouvements porteurs de succès
revendicatifs.
Retarder ou décliner le regroupement en un Front Uni des forces d’opposition
à la mutation réformiste de la CGT, c’est contribuer à laisser le champ
libre au renforcement du réformisme et de la social-démocratie, alliés du
Capital, dont l’exemple le plus éclatant nous est donné avec la ferveur
des sociaux-démocrates des pays d’Europe et du syndicalisme réformiste de
la CES à faire campagne pour le OUI à la Constitution Européenne.
Continuer La CGT Paris 27 Novembre 2004
Signez et faites signer pour le Front Uni :
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Profession : ……………………………… Entreprise :…………………………………
Syndicat de
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J’approuve,
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