« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

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Paris le 13 mai 2003

Grève Générale

 

 

 

C‘est une véritable agression anti-ouvrière qu’est en train de mener la Bourgeoisie Capitaliste. Sous la double conjoncture des conséquences de la guerre anglo-américaine contre l’IRAK et d’une récession qui se précise chaque jour davantage avec son cortège de privatisations, de fermetures ou délocalisations d’entreprises, la Commission Européenne cravache les gouvernements des États Européens pour les rappeler aux engagements liés au Pacte de stabilité de Maastrich-Amsterdam : réduction drastique des dépenses publiques, coupes sombres dans les acquis sociaux !

La crise du Capitalisme qui s’approfondit avec ses contradictions inter-impérialistes où les États-Unis veulent annihiler toute concurrence, l’Union Européenne néo-libérale va tenter de résister en faisant payer le prix fort de la facture à la classe ouvrière.

Après les vagues anti-sociales qui ont traversé les autres pays ces derniers mois – et ce n’est pas fini – ce sont la France , l’ Allemagne , l’Autriche qui sont sous les feux de la rampe.

En France, les réformes du Gouvernement Chirac-Raffarin, nullement surprenantes pour les syndicalistes de lutte de classe, constitueraient un recul de société de près d’un siècle si elles étaient appliquées.

En Allemagne, après les promesses électoralistes du Chancelier Schroeder, c’est le temps du recul social, directives européennes obligent ! Le projet de Loi Hartz, n’a rien à envier au projet Raffarin.

Dans un pays qui compte plus de 10% (4,5 millions) de chômeurs, le projet allemand prévoit le recul de l’âge du départ en retraite et les fonds de pension, la réduction des prestations de santé pour laisser plus de « responsabilité personnelle » (selon M. Schroeder) , l’assouplissement de la législation sur les licenciements (laisser plus de flexibilité au Patronat), réduction des allocations chômage aux chômeurs de longue durée etc…

Cela fait des vagues dans les syndicats allemands où les grands leaders sont liés au Parti Social-démocrate de M. Schroeder , et le mécontentement s’amplifie.

En Autriche, face au projet gouvernemental de réforme des retraites (après la privatisation des Services Publics postaux) qui prévoit d’introduire la capitalisation au détriment de la répartition et porter à 45 ans le nombre d’annuités de cotisations, la grève générale lancée par la Confédération Syndicale Autrichienne a mobilisé plus de 1,5 millions d’adhérents, chiffre jamais atteint depuis 50 ans !

Les syndicats de tous les pays européens font le même constat : les réformes des retraites impulsées par l’ Union Européenne vont entraîner une perte du montant de la pension de 20 à 40 % par rapport aux revenus que leur assurent les régimes actuels.

Qu’attendent donc les dirigeants de la CES (Confédération Européenne des Syndicats) pour appeler à fédérer les luttes qui émergent de partout contre des réformes qualifiées de « plus grand recul social depuis 1945 ! » Hélas, il n’y aura point d’appel à la grève générale de la CES, tout simplement parce que c’est une organisation intégrée à l’appareil de l’Union Européenne qui co-élabore les projets de réforme destructeurs des acquis sociaux des travailleurs européens.

 

Ø L’attaque frontale de Chirac-Raffarin:

 

En France, l’attaque frontale du Gouvernement Chirac-Raffarin commence à faire prendre conscience aux travailleurs et parmi certaines couches de la population, de la dangerosité de sa politique réactionnaire.

Il y a des réformes anti-sociales qui vont toucher immédiatement les personnes, mais il y a simultanément, les réformes de l’appareil d’État, avec notamment la régionalisation, qui constituent ( sans toucher aux prérogatives de la toute puissance de l’État au service des monopoles capitalistes, notamment en matière de police, justice, fiscalité, armée…)les restructurations nécessaires au Capitalisme pour les transferts de charges sur les collectivités territoriales (réduction des dépenses de l’État – cf : Pacte de stabilité), les privatisations des entreprises publiques, des services publics, de l’éducation nationale éclatée, des couvertures sociales vers l’assurantiel privé, des retraites en capitalisation, des crèches et garderies (avec l’argent des CAF aux entreprises privées) etc…

Sur la retraite on est édifié : 40-41-42 ans de cotisations public-privé ! Raffarin (émission télévisée) a précisé qu’il n’aurait aucune tendresse « pour ceux qui voudraient bloquer sa réforme » . Autrement dit : « circulez, il n’y a rien à négocier ! » Voilà qui ne va pas faire l’affaire des adeptes réformistes du « syndicalisme de négociation ». Mais le Premier Ministre se veut rassurant : il y aura des situations particulières qui seront prises en compte et, fait-il observer, « les régimes spéciaux ne sont pas concernés par la Réforme ».Sauf qu’avec l’accélération des privatisations (EDF-GDF – La Poste – la SNCF etc…) les régimes s’éteindront d’eux-mêmes, les personnels passant au régime général. Problème : que deviendront les acquis des retraités et futurs retraités des régimes spéciaux ?

L’autre menace sur la retraite pour les salariés et les retraités, c’est bien la mise en cause de fait du régime en répartition qui se réduira à sa plus simple expression avec la mise en place des fonds de pension que le Ministre des Affaires Sociales Fillon entend réaliser au plus vite. Cette menace est dénoncée par les syndicats progressistes allemands, et comme nous l’avons vu par la Confédération Syndicale autrichienne. Quand on sait que la CES appuie les réformes de retraites avec introduction de capitalisation, il est clair qu’il ne faut pas attendre un appel à la Grève Générale de ce côté là !

 

Ø Passer à l’offensive contre les réformes Chirac-Raffarin:

 

Il est urgent pour les syndicats de base de faire une analyse de classe du Capitalisme et de montrer que la « propriété privée des grands moyens de production, des banques et assurances » est la cause de l’exploitation, de l’exclusion et de l’aliénation salariale.

Le chômage et la précarité ne cessent d’augmenter l’inflation progresse avec des prix et tarifs publics qui flambent, les licenciements sont annoncés par milliers, la croissance est nulle, le gouvernement annonce un plan d’austérité dans les mois à venir, voilà qui place les militants syndicaux devant d’énormes responsabilités. Il faut arrêter avec les manifestations sans issue et sans résultats concrets.

Les luttes qui se développent depuis plusieurs semaines appellent une mobilisation interprofessionnelle large préparant la grève générale. C’est de cette capacité qu’aura la classe ouvrière de notre pays que va dépendre l’issue du projet d’abattage des acquis sociaux du Gouvernement.

 

Camarades :

Partout, dans les entreprises, les collectivités, les écoles, les administrations, rassemblons les salariés, touchons les sans emplois et précaires, les retraités pour constituer des comités de vigilance et d’action préparant les conditions rapides d’un appel à la Grève Générale sur les revendications unificatrices de la base, et pas sur les nébuleuses des directions confédérales.

F Pour la grève générale contre les projets Chirac-Rafffarin, contre le Capitalisme.

F Pour la Grève Générale en solidarité avec les syndicalistes et travailleurs européens.

 

 

Paris, le 13 mai 2003

 
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Dernière modification : 27 juillet 2003