« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

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Paris le 6 juin 2003

Grève Générale obligée

Manif du 8 juin 2003

Retrait des Projets CHIRAC - RAFFARIN

La manipulation des chiffres (manifestants – grévistes ) continue de la part des services du gouvernement par médias interposés et disposés. C’est-à-dire le mensonge ! Mais, n’est-ce pas la nature même du système capitaliste ?

Non seulement il n’y a pas affaiblissement de l’action mais extension, conscientisation et radicalisation des personnels de l’Éducation Nationale, des secteurs publics et – fait important – de nombreux secteurs privés qui entrent en lutte.

Les mots d’ordre aussi se radicalisent. Si, au cours des semaines passées, les hautes hiérarchies syndicales avaient pu contenir des mots d’ordre sur les thème de " la négociation " des projets de réforme avec un contenu de compromis notamment sur les 40 annuités de cotisations, ( ce sont les estimations basées sur l’imminence de ce compromis qui ont poussé la CFDT à signer précipitamment le protocole d’accord sur les retraites avec le gouvernement ), aujourd’hui, comme en décembre 1995, les exigences des travailleurs, manuels et intellectuels sont sans ambiguïté :

· " Les 37,5 annuités pour tous ",

· " Pas de négociation mais retrait des projets de réforme ",

· " Tous ensemble, tous ensemble, grève générale ! ".

Ainsi les " explications de textes " du gouvernement grâce à une débauche d’accompagnement des médias, n’en sont pas moins rejetées avec conscience et détermination chaque jour plus fortement par les travailleurs avec le soutien majoritaire de la population.

Si en France, la conscience des travailleurs prend corps, il est particulièrement significatif de voir que, face à des projets similaires ( made in Europa ), en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Italie, etc… les travailleurs de ces pays se mobilisent massivement avec la même détermination qu’en France. Par exemple, des grèves et manifestations d’une ampleur jamais vue depuis 50 ans en Autriche !

Á nouveau, question : Que font les syndicats européens de la CES ? Jamais, au niveau de l’Europe, la CES n’a eu une situation aussi patente pour fédérer les luttes sur des questions aussi unificatrices des travailleurs !

Il est vrai qu’on ne peut fêter et couvrir d’éloges ( récemment au 10ème Congrès de Prague ) Jacques DELORS pour son appui sans faille à la CES quand il était président de la Commission Européenne, quand ce même DELORS membre du PS ( idem Michel ROCARD ) soutient les réformes CHIRAC – RAFFARIN !

Mais en France, la stratégie des luttes des confédérations syndicales est tout aussi dangereuse pour la suite des événements.

Tout, aujourd’hui, concourt et appelle à répondre à l’agression sociale du Capital, avec la même radicalité pour ne pas dire brutalité que celle avec laquelle agit le Pouvoir Chiraquien.

Il n’y a pas d’autre alternative que d’appeler, impulser, organiser les grèves reconductibles pour créer ce grand mouvement de grève générale, seul susceptible de briser les desseins ultra-réactionnaires des CHIRAC – RAFFARIN – SELLIÈRES.

Car si les retraites passent à la trappe avant les vacances, soyons certains qu’à la rentrée, les travailleurs et les retraités risquent de voir l’addition encore plus salée avec le projet de privatisation de la Sécurité Sociale. À cet égard, les compagnies d’assurances privées annoncent officiellement qu’elles sont prêtes à opérer " les prises en charge de la couverture sociale dès le premier franc ( euro ) ". Comme on le voit, il ne s’agit pas de complémentarité mais de substitution au régime général d’assurance maladie.

Par ailleurs, le projet de loi portant changement de statut d’EDF – GDF est rendu public et le gouvernement décide de l’examiner dès le 6 août prochain. Avec les réformes de l’appareil d’État, notamment la loi de décentralisation aux conséquences dramatiques pour les services publics touchant les personnels ( privatisation, précarisation, mutations, etc. ) et les contribuables ( transferts de charges de l’État sur des collectivités régionalisées ) on doit mesurer le plan global des réformes comme une agression antisociale et antidémocratique sans précédent depuis la période sombre de notre histoire ( 2ème Guerre mondiale ).

Dans un contexte aussi explosif, avec un mouvement social ascendant où le rapport de force potentiel est en capacité de faire échec au massacre social du gouvernement, on ne peut que constater une sorte de trahison rampante des leaders syndicaux qui persistent à détourner le mouvement de sa trajectoire naturelle de combat de classe : l’affrontement. Dès lors, la stratégie de report des journées d’actions de semaine en semaine, alors que des dizaines de milliers d’enseignants, d’hospitaliers, d’employés des services publics, fonctionnaires, voire de salariés du secteur privé sont en grève depuis des semaines, non seulement sanctionne les grévistes, mais en même temps permet au gouvernement de bénéficier de larges bouffées d’oxygène pour la maîtrise de sa stratégie jusqu’aux vacances.

Pour caractériser la démission dans laquelle se trouvent certains leaders syndicaux au regard d’un affrontement contre le gouvernement et le Patronat, voilà qu’on avance " la logique revendicatrice  "opposable à " la grève politique ".

J.C Le DUIGOU n° 2 de la CGT, après plusieurs déclarations contre tout blocage de l’économie de la part du secrétaire général de la CGT, livre au Monde du jeudi 5 juin, au sujet de " l’affrontement " : « Nous sommes dans une logique revendicative. Nous n’avons pas un objectif politique, celui de battre le gouvernement…Á la CGT, nous élaborons une démarche revendicative qui n’est plus subordonnée à une alternative politique… »

Ce n’est pas ce discours entendu dans les manifestations ni celui qui détermine les grévistes dans leur action. Car enfin, au contraire, la logique revendicative c’est bien de battre le gouvernement. Et le mouvement ascendant pour y parvenir c’est, comme martelé au cours des dernières manifestations :

Tous ensemble

Tous ensemble

Grève Générale !

 

Ouvriers, Enseignants, Fonctionnaires, Employés, Chômeurs, Retraités,

Unissez-vous, Rassemblez-vous, Organisez-vous dans la lutte sur vos revendications, nos revendications à tous.

· Retrait des projets de réforme des retraites en exigeant la prise en compte des 37,5 annuités, des 75 % du salaire, etc.

· Retrait du projet de réforme sur la décentralisation.

· Rejet de la privatisation d’EDF-GDF.

· Rejet du projet de privatisation de la Sécurité Sociale.

· De l’argent pour la Santé et l’Éducation pas pour la guerre !

 

Tous ensemble : Grève Générale !

 

Paris le 6 juin 2003

 
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Dernière modification : 27 juillet 2003