« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

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Paris le 16 juin 2003

NON A LA CAPITULATION RÉFORMISTE

Tout au long de ce mouvement social de Mai Juin 2003, la démonstration a été faite que les réformes de société entreprises par le pouvoir Chiraquien sont rejetées par une large majorité de la population. Sans même besoin de se servir des sondages d’opinion (66% de français encore favorable au mouvement à la mi-juin contre moins de 55% au plus fort du mouvement de décembre 1995), c’est l’engagement massif des professionnels en recherche permanente de la coordination des luttes, du soutien des parents d’élèves aux enseignants, d’une large motivation des différentes couches de la population qui caractérisent la puissance de ce mouvement social. C’est dire que les potentialités de renforcement du rapport de force pour faire capituler le gouvernement étaient patentes.

Malheureusement la stratégie des luttes des directions syndicales, engagées sur les concepts du syndicalisme de collaboration de classe, a obéré dès le départ toute perspective victorieuse de la classe ouvrière sur le capital, même si tout n’est pas perdu (à condition d’en tirer tous les enseignements) pour l’avenir.

Après avoir « lanterné » les travailleurs, manuels et intellectuels, de manifestation en manifestation, circonscrit les grèves au niveau professionnel malgré une volonté de la base de les fédérer, aujourd’hui, Raffarin peut « s’éclater » devant les PME d’avoir virtuellement gagné la partie sur la réforme des retraites, après avoir fait semblant de lâcher du lest aux personnels de l’éducation nationale sur certains points de la décentralisation.

Alors que les travailleurs en lutte, les manifestants, depuis le début du mouvement n’ont cessé d’appeler à la fédération des luttes par des grèves reconductibles, coordonnées inter-professionnellement pour préparer une grève générale décisive, on a vu les leaders syndicaux Bernard Thibault en tête, opposer un rejet catégorique à cet objectif pour ne pas devoir aller à l’affrontement avec le patronat et le gouvernement : «  pas de blocage de l’économie », « pas d’affrontement », « la grève générale ne se décrète pas », « nous sommes prêts à un débat et à la négociation » …

La déclaration pathétique des trois leaders syndicaux au soir du 10 Juin, appelant solennellement le gouvernement à l’ouverture de négociations a montré à la fois la volonté de ces « leaders » d’en finir avec le mouvement car ne sachant plus comment s’en sortir, mais en même temps, donnant des gages au gouvernement sur un éventuel compromis. Rappelons que le gouvernement et le Patronat ont empoché l’accord des organisations syndicales (y compris la CGT) sur l’épargne salariale qui conduit tout droit aux fonds de pension et les 40 annuités de cotisations pour tous, public-privé, avalisé par le 47ème Congrès CGT du mois de mars dernier.

Et la débandade réformiste se poursuit au soir du 12 juin, simultanément au lancement d’une pétition nationale appelant les députés à « surseoir » au vote de la loi, et renouvelant une demande « d’ouverture de négociation sur le projet de réforme ».

La démonstration du syndicalisme d’accompagnement et d’aménagement du Capital ne peut être plus éclatante, en même temps qu’elle souligne la rupture de la base avec les dirigeants. Après trois semaines, un mois de grèves et manifestations d’ampleur supérieure à 1995, où le secteur privé prenait de l’ascendance dans les luttes, la persistance des dirigeants réformistes contre la grève générale, mais au contraire faisant le choix évident d’en terminer, par une pétition exutoire, cela porte le nom de trahison !

Ce n’est pas de l’incantation envers les députés majoritairement réactionnaires que les travailleurs peuvent espérer faire changer le cours du combat de classe des tenants du Capital. Ni même des députés sociaux-démocrates qui, au fil des discours se retrouvent finalement de plus en plus proches de la réforme du gouvernement, et pour cause ! Chirac et Jospin n’avaient-ils pas entériné comme un seul homme la réforme des retraites avec les fonds de pension au sommet de Barcelone en Mars 2002 ? Chaque jour qui passe n’apporte-t-il pas son lot de ralliements socialistes au projet Raffarin ? (Delors-Rocard-Charrasse-Kouchener…). Et quel cheval de bataille mène le PS sur la réforme des retraites ? Les moyens de financement de la réforme, en s’appuyant sur la CSG (d’invention socialiste) qui fera appel encore une fois surtout à la contribution des travailleurs, chômeurs, retraités pour se payer leur retraite à 65 ans et plus … s’ils y arrivent !

CL. CGT a déjà interpellé les dirigeants réformistes sur la démission de la CES (dont fait partie en tant que membre du secrétariat depuis quelques semaines un dirigeant CGT) face à l’offensive généralisée du capital (UE) contre les travailleurs et retraités de tous les pays d’Europe via leurs gouvernements respectifs : Allemagne, France, Belgique, Italie, Autriche… La CES reste l’arme au pied dans un mutisme assourdissant et confirme s’il en était besoin, la nature de collaboration éhontée de ce syndicalisme d’accompagnement intégré au système capitaliste.

On peut retenir au contraire, avec intérêt, même si des contradictions habitent leurs auteurs, qu’une dizaine de Partis Communistes et Progressistes d’Europe dénoncent les projets de réforme made in Europe, « qui constituent les plus graves attaques contre les acquis sociaux des travailleurs depuis 50 ans », et appellent à la solidarité des salariés dans leur lutte.

Après les retraites, la sécurité sociale dans le collimateur des privatisations a été objet d’un numéro de haute voltige du Président de la République devant le Congrès de la Mutualité Française ; si cette dernière est déjà préparée au dépeçage de notre système d’assurance maladie pour affronter la concurrence avec les assurances privées, les centrales syndicales, elles, ne semblent pas particulièrement agitées devant la phase terminale de ce qui concrétise une médecine à deux voire trois vitesses, à la Thatcher !

D’autres privatisations sont annoncées comme imminentes (EDF-GDF-La Poste) mais la loi sur la décentralisation va favoriser voire accélérer encore les privatisations (avec conséquences sur les statuts des salariés) de nombreux secteurs publics. A cet égard les personnels de l’Éducation Nationale ont donné, à travers ce mouvement social, une preuve de leurs responsabilité et maturité politiques face aux conséquences dramatiques de cette réforme. Constat affligeant là encore : la Direction de la CGT, comme d’autres organisations d’ailleurs, au motif selon d’aucuns de « ne pas tout mélanger », continue d’ignorer cette réforme, au moins en tant qu’élément à intégrer aux luttes.

 

Plus que jamais : Grève Générale !

Face au programme Chirac-Raffarin, à la fois teinté de Lepénisme et à la fois porteur des revendications du MEDEF, il n’y a pas d’autre alternative que de maintenir la pression en organisant les conditions d’appel à la grève générale. C’est en fédérant les luttes professionnelles, en créant partout des comités de vigilance et d’action, en parrainant les secteurs et entreprises en retrait, en développant la conscientisation des travailleurs (conférences-débats-publications…) que l’on acquiert l’adhésion des masses au mouvement.

Si la grève générale ne se décrète pas, elle se réfléchit, elle se prépare, puis s’organise sur la base d’une plate forme unificatrice, dans la solidarité inter professionnelle, en veillant à refouler toute tentative de provocation d’où qu’elle vienne.

CL. CGT appelle à rejeter la signature de la pétition exutoire lancée par les Confédérations syndicales. C’est une duperie qui consiste, pour les dirigeants, en cas d’échec probable auprès du gouvernement, de faire supporter la responsabilité de l’échec sur les travailleurs.

Tous ensemble : Grève Générale

Pour le retrait des projets de réforme des retraites et de la décentralisation ; contre les privatisations des secteurs publics EDF-GDF-La Poste, la Sécurité Sociale !

Paris le 16 Juin 2003

(CL. CGT tient à disposition son programme d’action sur les retraites, la sécurité sociale, les services publics et nationalisations etc… à adresser ci dessus).

 

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Dernière modification : 27 juillet 2003