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30/10/2003

LES DRAMES D’UNE RÉCESSION

 

Conséquences d’une crise capitaliste majeure, la récession s’installe dans la quasi-totalité des pays de la communauté européenne, dont la France.

Qu’est-ce qu’une récession ?

La définition d’une récession généralement décrite par les économistes " patentés ", est : " la conséquence d’une baisse significative de l’activité économique durant plusieurs mois, visible et constatée dans la production industrielle, l’emploi, les revenus et le commerce ".

Il existe des périodes dites " récessives " qui ne touchent que certains secteurs d’activités que les États colmatent, par exemple en injectant des crédits à la consommation sous différentes formes pour maintenir ( artificiellement ) un taux de croissance non récessif.

Mais, ce qu’il faut surtout comprendre, c’est que la récession est un phénomène directement lié au système capitaliste où la recherche du taux de profit maximum et immédiat, est la convoitise de tout propriétaire privé, possesseur des moyens de production et d’échange.

Les périodes de récession contribuent et favorisent les restructurations des biens mobiliers et immobiliers du Capital et se traduisent par une pression toujours plus forte à l’encontre des travailleurs : destruction des acquis sociaux, accroissement du chômage, perte du pouvoir d’achat des salariés, retraités et précaires.

De la récession à la banqueroute.

Les récessions ne sont pas strictement identiques d’un pays à l’autre, mais elles peuvent recouvrir des tendances similaires au niveau d’un continent ou d’un groupe de pays à régimes socio-économiques comparables : Asie, Europe, Amérique du Nord …

Il va sans dire que l’interdépendance des marchés européen et mondial, a des conséquences qui produisent leurs effets en répercussion : par exemple le " choc pétrolier " du début des années 1990 a entraîné une récession globale aux États-Unis, puis en Europe.

On peut mesurer les dégâts produits par une récession dans les pays développés comme l’Amérique du Nord, l’Union Européenne, le Japon …Mais avec la mondialisation imagine-t-on les conséquences qui en résultent sur les pays dépendants criblés de dettes, semi-colonisés par certaines puissances impérialistes ( États-Unis, Europe … ) ? C’est ce qui s’est passé pour l’Argentine l’an dernier : la banqueroute, la ruine y compris des couches moyennes ! C’est ce qui vient de se passer en Bolivie, mais où là, la rançon exigée par l’impérialisme américain a trouvé debout, tout un peuple pour défendre ses intérêts vitaux.

La France en récession …

La situation actuelle, en France comme dans la plupart des pays de l’Union Européenne revêt une gravité d’autant plus profonde qu’elle est directement liée à la crise généralisée du Capitalisme, et non, comme en 1990 à une crise pétrolière intra-capitaliste.

La crise, génératrice de récession se mesure notamment à partir des indices de la production industrielle à travers l’évolution du Produit Intérieur Brut ( PIB). Une récession globale doit donc recouvrir à la fois les indices de production industrielle, de l’emploi, du niveau des revenus ( pouvoir d’achat ), du commerce à travers les échanges internationaux, mais aussi, la consommation des ménages.

Le recoupement des indices publiés au cours de la période récente montre que l’évolution du PIB caractérise à lui seul une récession globale avérée où tous les indices trimestriels sont en négatif depuis un an :

· - 0,2 % au 4ème trimestre 2002 ;

· + 0,1 %au 1er trimestre 2003 ;

· - 0,3 %au 2ème trimestre 2003 ; et

· - 0,1 % au 3ème trimestre 2003.

Le recul de la production industrielle est général ( sauf celui de l’Énergie ) et bien entendu, cela se répercute sur l’emploi ( licenciements massifs et précarité ), la

pression sur les salaires qui joue sur la consommation des ménages, un recul sensible de l’investissement productif qui signifie, rapporté aux délocalisations d’entreprises, une durabilité prévisible de la récession.

Depuis août 2002 ( 1 an ) l’évolution du chômage a atteint près de 6 % et les plans de licenciements ainsi que des non-remplacements de départs en retraite

dans le public ne fléchissent pas. Pour le 1er semestre 2003, près de 25 000 faillites d’entreprises ont été publiées au JO ( on estime entre 7 et 10 emplois supprimés par faillite ! ).

L’année 2004 ne présente aucun indice positif de reprise économique.

C’est dans un tel contexte que le gouvernement CHIRAC-RAFFARIN accélère le rythme de ses réformes notamment en matière de restructuration et privatisations. On peut vérifier que la même frénésie anti-sociale et anti-ouvrière est en marche dans les autres pays de l’UE, comme en témoignent les réformes en Allemagne, Belgique, Pays Bas, Italie …

Le budget 2004 du gouvernement RAFFARIN est un budget d’austérité, voire de " temps de guerre " pour les travailleurs, alors que l’impôt sur le revenu des plus riches sera réduit à nouveau de 3 %, et que le Patronat va engranger encore de nouvelles exonérations fiscales et autres indemnités dites de traitement social de l’emploi.

" Lutte de classe et dictature du Patronat sont à l’œuvre avec succès. Va-t-on attendre une situation à la bolivienne ? ou bien va-t-on ré-impulser les luttes dans l’esprit et la détermination de mai-juin pour un tous ensemble vers la Grève Générale ? "

 

Roger NADAUD le 30 octobre 2003

 
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Dernière modification : 30 octobre 2003