« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

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LES ROUTIERS NE CAPITULERONT PAS

 

Les chauffeurs routiers trahis par les apparatchicks syndicaux et réprimés par un gouvernement inspiré de méthodes fascisantes, ont été mis K.O en quarante huit heures.

Dans ce mouvement étouffé, dans l'œuf, tous les ingrédients de ce que peuvent rêver les patrons pour dissuader et brider les travailleurs dans leur action en légitimité, étaient réunis.

La liquidation du syndicalisme de lutte de classe organisé, ne devrait-elle pas faire réfléchir les militants de la base devant ce triste constat, où même avec les puissantes manifestations des mois d'octobre et novembre, le gouvernement d'une droite musclée poursuit inexorablement son abattage des acquis démocratiques et sociaux ?

Ont joué contre les chauffeurs routiers :

Les syndicats, dont les dirigeants confédéraux réformistes rivalisent de concurrence et pas seulement en raison des élections prud'homales ;

La division syndicale, qui a fait les choux gras des médias et a constitué une aubaine pour le patronat et le gouvernement ; mais une division qui ne peut-être que de façade, car sur le fond idéologique (réformiste) toutes les organisations CFDT-CGT-CFTC-FO (cette dernière rassemblant trotskistes de L.O, anticommunistes et autres transfuges de la CSL pro-patronale dissoute récemment) etc. ne sont-elles pas toutes adhérentes à la même organisation syndicale européenne (CES) qui collabore étroitement à la politique anti-ouvrière de l'Union Européenne ?

L'enjeu européen du dossier. Marc Blondel a très bien joué sa partition en donnant des gages au Patronat (signature d'un accord au rabais qui maintient les chauffeurs routiers dans la zone salariale du SMIC sans bouleversement du "paysage européen", et du gouvernement qui a pu, simultanément, mettre à exécution son plan de répression face à un mouvement fragilisé par la division syndicale. Quant à la CFDT et CGT, leurs hauts dirigeants ont préféré capituler plutôt que d'organiser la mobilisation afin de créer un rapport de force interprofessionnel et solidaire pour déjouer les manœuvres de division et faire échec à la répression policière du gouvernement au service du Patronat.

En tous cas, on voit l'efficacité du "syndicalisme de négociation" (cf. 46ème congrès de la CGT) face à la criminalisation des luttes ouvrières par le gouvernement et le Patronat où la menace de retrait du permis de conduire, l'arrestation, la garde à vue avec convocation devant les tribunaux de plusieurs chauffeurs routiers, montre jusqu'où le gouvernement réactionnaire au service du Capital est décidé d'aller.

Le message de la répression qu'à voulu faire passer Sarkozy au nom e son gouvernement, et au nom de l'Europe libérale qu'il défend, doit être pris au sérieux.

Nous sommes face à une offensive sans précédent du Capital qui ne cédera rien sur les légitimes revendications des travailleurs et surtout pas, par la "négociation". Sellières l'a encore rappelé sur France 2, le 27 novembre au soir.

Continuer la CGT rappelle son soutien aux luttes des routiers comme à l'ensemble des travailleurs, mais appelle les militants de la base à préparer les syndicats au combat de classe incontournable si l'on veut battre le Capital.

 

Paris le 27 novembre 2002.

 
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Dernière modification : 07 décembre 2002