« Pour un Syndicalisme de Lutte de Classe et de Masse

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47ème Congrès Confédéral CGT

Collectif National CL.CGT

Tribune de discussion – Mars 2003

 

STATUTS CONFEDERAUX

Restitution aux Statuts de la CGT ses concepts de syndicalisme de lutte de Classe et de Masse

1) Rappel historique sur l’action menée par les dirigeants confédéraux dits « modernistes » en vue d’un syndicalisme « rassemblé » pour modifier les statuts confédéraux au 45ème congrès de décembre 1995.

Dans un rapport publié dans le Peuple de décembre 1994, on trouve la trame qui allait servir de socle aux propositions transformatrices de la CGT aux 45ème, 46ème et 47ème congrès.

 

Une première série de propositions touchant aux valeurs et principes originels de la CGT dans ses concepts de syndicalisme de lutte de classe et de masse, c’est à dire s’attaquant à la culture révolutionnaire du syndicalisme CGT, mais plus largement du mouvement ouvrier français qui a fait son exemplarité parmi les travailleurs du monde entier à travers les luttes historiques de 1936, la Libération, 1968, 1995 etc.

Une deuxième série de propositions visant les principes d’organisation de la CGT et ses modes de fonctionnement, en rupture avec les principes du syndicalisme de lutte de classe et de masse, notamment à travers la fameuse définition de B.Thibault au 46ème congrès (félicité par le baron Ernest Antoine Seillière Président du MEDEF), du syndicalisme « d’ouverture et de négociation » en contradiction avec le syndicalisme de lutte, de contestation et de protestation.

Une troisième série de propositions s’attaquant aux structures et moyens de fonctionnement de la CGT, notamment par la définition d’un « fédéralisme nouveau » en termes de mode de vie et d’un système de cotisations « confédéralisé ».

2) Toutes ces propositions ne pouvaient voir le jour qu’à partir d’une nouvelle orientation idéologique consacrée par une modification fondamentale des Statuts de l’Organisation dont le premier acte vouait l’abandon du syndicalisme de lutte de classe pour épouser les concepts de l’association « Capital-travail » : la collaboration de classe.

 

Bien que rejetée par une forte minorité (plus de 30%) des délégués au 45ème congrès de décembre 1995, c’est cette orientation avec modification des statuts confédéraux en correspondance, qui était adoptée.

Par conséquent, faire obstacle à la mise en pièce du fédéralisme issu de l’expérience et des luttes du mouvement syndical révolutionnaire français, de même que la « confédéralisation » de la cotisation syndicale pour permettre une plus grande maîtrise politique réformiste de l’appareil Confédéral sur les syndicats et autres structurés vassalisés –objectif du 47ème congrès – il convient de poser clairement et résolument : la restitution aux statuts de la CGT, ses concepts de syndicalisme de lutte de classe et de masse. Sinon, avec l’aide des gouvernements et de la justice bourgeoise, nul doute que ce serait la fin de l’indépendance syndicale, la remise en cause des libertés syndicales acquises par les luttes avec restrictions voire suppression du droit de grève.

 

Continuer la CGT demande :

 

a) La réécriture du préambule des statuts confédéraux votés au 45ème congrès de décembre 1995, en adaptation de l’article 1 modifié ;

b) La modification de l’article 1 des statuts confédéraux votés au 45ème congrès dans les conditions suivantes :

« La CGT, régie par les présents statuts groupe les organisations rassemblant sans distinction d’opinions politiques, philosophiques et religieuses, les travailleurs conscients de la lutte à mener solidairement pour la défense de leurs intérêts matériels et moraux, économiques et sociaux, professionnels et généraux.

S’inspirant, dans son orientation et son action de classe et de masse qui imprègnent l’histoire du mouvement syndical français, la CGT s’assigne pour but, la suppression de l’exploitation capitaliste notamment par la socialisation des moyens de production et d’échange, qui présuppose un changement de société.

Dans l’intérêt de tous les travailleurs, actifs, privés d’emplois, retraités, la CGT se prononce pour la réalisation d’une organisation syndicale unique et agit en conséquence.

Nul ne peut se prévaloir de son titre de confédéré ou d’une fonction de la Confédération dans un acte politique ou électoral extérieur à l’organisation ».

c) la réécriture de tous autres articles des statuts en correspondance avec les concepts et dispositions de l’article 1 modifié ci-dessus.

 

 
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Dernière modification : 12 mars 2003